Quel gros kiffe !

On est les champions on est les champions ! Eh oui, la France a gagné la Coupe des Nations d'Aix-la-Chapelle ! Pour mon dernier gros déplacement de ce premier semestre où je n'aurais pas été souvent chez moi, c'est bingo ! Si vous n'êtes pas spécialistes de dada, vous avez peut-être un peu de mal à imaginer ce que ça représente. Si je vous dis que c'est comme si Patrick Vernay gagnait l'Ironman d'Hawaii, là, je suis sûr que ça vous parle déjà davantage ! C'est juste un grand moment de sport. Un grand moment qui permet de se sentir privilégié quand on y assiste. J'avais déjà vécu ça lors de la victoire du relais français de ski de fond sur la Coupe du monde de La Clusaz en 2004. On se dit alors dans ces moments là qu'on a vécu un moment de l'histoire du sport français.

Professionnellement, j'adore aussi ces soirées de boulot où l'adrénaline grimpe au plafond et que les circonstances vous obligent à bosser vite, très vite, très très vite. ça me rappelle ma période à la rubrique foot où l'exigence en terme d'efficacité est de loin la plus grande du journal. ça me rappelle aussi les Jeux olympiques d'Athènes où, à 23h30 (bouclage une heure plus tard), je devais écrire 4500 signes sur le Portugais Obikwelu en finale du 100m alors que dix minutes avant je ne le connaissais même pas, ou 4000 signes en 15' sur l'Américain champion olympique de la perche.  Jeudi, on était très proche de ça.

Victory Car, jeudi, à Aix, la soirée s'annonçait pépère. Grosse chaleur, un stade avec près de 50 000 spectateurs dans les tribunes, une organisation tip top et pas grand-chose à faire. Vu l'heure tardive de fin de l'épreuve (vers 23h15 alors que l'on boucle le journal vers 23h30), on avait pris l'option de faire un papier principal sur les turbulences actuellement rencontrées par l'Allemagne en proie à de gros problèmes de dopage et de compléter la rubrique avec un petit feuillet de pure actu sur la compétition. Mais en voyant nos petits Français en tête à l'issue de la première manche, j'ai décidé de changer les plans. Passage en mode : urgence ! En cas de victoire des Bleus, il devenait alors impératif de ne traiter que l'événement et tant pis pour l'autre papier qui passera plus tard (peut-être)... C'est qu'une victoire de la France à Aix-la-Chapelle, l'épreuve la plus prestigieuse de la saison, ça n'arrive pas tous les jours. La dernière remontait ainsi à 1990. Dix-neuf ans que la France ne s'était plus imposée ici. Branle-bas de combat donc et en route pour une montée de speed. Mais quand je parle de speed, c'est du bon, celui qui vous fait pisser la copie à la vitesse de l'éclair et qui mobilise tous les neurones pour essayer de ne rien oublier. Car dans un papier comme ça il faut glisser de l'émotion, des infos historiques, des mises en situation puis en perspective et enfin, si possible quelques déclarations. Le tout en 15 minutes ! Alors évidemment on anticipe un peu (merci le wifi pour récupérer quelques données). Côté décla, on court partout pour choper deux phrases et surtout pour s'imprégner des émotions du clan français en tentant ensuite de les retranscrire le plus fidèlement possible afin de partager cet instant avec le lecteur. Mais c'est tout de même chaud chaud. Encore une fois j'adore !

Et donc nos Bleus ont gagné. Deux semaines après un succès à Rotterdam, ils ont remis ça. En conf de presse, c'était assez jouissif de voir nos cavaliers (Pénélope Leprévost, Thimothée Anciaume, Kevin Staut et Roger-Yves Bost) ainsi que le sélectionneurLaurent Elias, s'installer sur l'estrade principale avec à leur droite les Allemands  et à leur gauche les Néerlandais ! Entendre Ehning, ou plutôt M. Ehning dire plein de bien de la France, franchement, c'est trop la classe ! Bon par contre, à part Kevin, pour parler anglais faudra revoir ça... parce que derrière le micro, Allemands et Hollandais nous ont mis minables... Pas grave car la démonstration réalisée sur la piste fut en revanche exceptionnelle. Double sans faute pour Pénélope et Thimothée qui participaient pour la première fois à ce rendez-vous mythique, une seule faute pour Kevin et Bosty qui assure un sans faute décisif dans la seconde manche. Total final des Bleus sachant que l'on retire le plus mauvais score de chaque manche : zéro point ! Juste une démonstration.

Il y a encore quelques mois quelques pyromanes s'apprêtaient à sortir le napalm en cas de difficultés. Les voilà bien en peine. La France, en jouant la carte jeune (Pénélope, Tim et Kevin ont moins de 30 ans) a su rebondir après deux années très difficiles (non qualifications aux Jeux et relégation en Ligue 2). Pas question de s'enflammer car le rendez-vous majeur de la saison ce sont les Championnats d'Europe de Windsor, fin août. Mais apprécions tout de même pleinement cette jolie Marseillaise, ici à Aix-la-Chapelle, ici où l'histoire du saut d'obstacles s'écrit depuis plus d'un siècle.

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Ci-dessous, je vous glisse le papier paru jeudi dans L'Equipe en présentation du concours. L'idée était de montrer à nos lecteurs le parcours d'un cheval à travers l'exemple de Jubilée d'Ouilly, la jument de Pénélope Leprévost déjà passée entre les mains de plusieurs cavaliers. Le papier était accompagné de l'avis de Pierre Durand, notre champion olympique 88 avec le célèbre Jappeloup.

Manège Tournez manège

Si les footballeurs changent souvent de club, les chevaux passent également sous la selle de plusieurs cavaliers au cours de leur carrière.

AIX-LA-CHAPELLE – (ALL), de notre envoyé spécial,

Pas toujours aisé pour un cavalier de tomber sur le bon cheval. Et vice-versa. Au gré des transactions et des contrats entre propriétaires et cavaliers, un cheval de saut connaît souvent plusieurs pilotes au cours de sa carrière. La notion de couple est pourtant une des clés de la réussite au plus haut niveau. Il y a deux semaines, à Rotterdam, au terme d’un barrage parfaitement mené, le tandem Pénélope Leprévost - Jubilée d’Ouilly offrait la première victoire des Bleus par équipes depuis plus de trois ans. Après plusieurs changements de cavalier, la jument de douze ans semble avoir déniché avec la jeune Pénélope (vingt-neuf ans), aujourd’hui 28e mondiale, la partenaire idéale. Et vice-versa. Devant plus de 50 000 spectateurs, les deux " dames " découvriront ce soir le faste d’une Coupe des Nations à Aix-la-Chapelle, le temple du saut. Un rendez-vous majeur dans la carrière déjà riche de Jubilée.

1er avril 1997, la naissance

Fille de Palestro II, quatrième par équipes des Jeux de Barcelone en 1992 sous la selle de l’Espagnol Cayetano Martinez de Irujo et de Gardenia, présélectionnée olympique elle aussi pour l’Espagne et l’une des meilleures lignées maternelles au monde, Jubilée naît dans les écuries d’Alexandra et François-Xavier Lebon, à Ouilly-du Houley (Calvados). " La naissance d’un cheval, ce n’est que de l’espoir, confie la propriétaire. Nous avons toujours élevé dans le but de la compétition avec une démarche très professionnelle. Ce qui nous intéresse c’est l’amélioration de la génétique et pas de décorer la pelouse. Sinon on achète des nains de jardin ! En saut, le chemin est très long puisque que gestation comprise (11 mois), ce n’est qu’après 13 ans que nous commençons à récolter quelques fruits. "

2000-octobre 2007, l’apprentissage

Pour le débourrage (le premier dressage) à deux ou trois ans, puis les premières compétitions à quatre ans (" l’école maternelle ", explique Mme Lebon), Jubilée est confiée à Aymeric de Ponnat. Avec succès. En 2007, trois semaines après une place de vice-champion de France, il remporte le prestigieux Grand Prix du CSIO***** d’Hickstead le 29 juillet. Jubilée est une jument très sensible, très attachante et qui a toujours été très douée, se souvient Ponnat. Toutes les étapes de cette formation sont importantes pour avoir un cheval qui a ensuite envie de sauter haut. " Un différend entre propriétaires et cavalier met fin au duo. " C’est comme si on vous coupait les deux jambes et que vous deviez réapprendre à marcher, compare le pilote de retour seulement maintenant dans les grands concours. C’était un cheval qui me tenait à cœur, une jument d’exception qui devrait gagner un grand événement. "

Octobre 2007, la parenthèse australienne

Dans l’optique des épreuves olympiques de Hongkong, l’Australienne Edwina Alexander, compagne du Néerlandais Jan Tops, l’un des plus grands marchands de chevaux au monde, jette son dévolu sur Jubilée. Les premières impressions sont positives. " Je suis vraiment enchantée, le cheval est très gentil, elle est vraiment respectueuse, très sensible ", se réjouit la cavalière suite au premier contact. L’expérience fait pourtant long feu. " C’est un épisode anecdotique, commente Alexandra Lebon. Cela ne s’inscrivait pas dans le long terme. Mais on a eu du mal à dire non. Ça a finalement duré cinq semaines car c’était une équitation de contrainte et de domination qui ne correspondait pas à notre philosophie. Or, quand on n’est pas à l’écoute, le physique du cheval ne suit pas. "

P921979D809681G_apx_470__w_ouestfrance_ Depuis 2008, le chemin de la gloire

Revenu des écuries d’Alexander, il est d’abord envisagé de confier la jument à Eugénie Angot. C’est finalement Pénélope Leprévost qui en hérite. Avec Michel Robert comme entraîneur, elle va faire de Jubilée un pilier de l’équipe de France. " On a d’abord dû tout reprendre à zéro, explique Pénélope. La jument avait formé un couple avec Aymeric puis était partie chez Edwina où toutes ses habitudes avaient été changées. Elles ne s’étaient pas entendues. Jubilée avait perdu ses repères. Il a fallu lui faire reprendre confiance. Ça a pris plusieurs mois avant qu’elle ne me donne à 100%. Ensuite tout s’est enchaîné assez vite. " Et l’osmose semble aujourd’hui évidente. Jubilée est une jument atypique, précise la cavalière. C’est toute une méthode. Je commence à la connaître par cœur et je sais comment la faire travailler. Elle a des ressources incroyables et n’est jamais fatiguée jusqu’au dernier obstacle. Cette énergie est parfois dure à gérer. Elle me pompe beaucoup d’énergie dans la concentration car je n’ai pas le droit à la moindre erreur. "

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Gatoune119280902171_gros " Créer une symbiose "

PIERRE DURAND

, champion olympique avec Jappeloup en 1988 est un fervent défenseur de la notion de couple.

Plus de vingt ans après leur médaille d’or olympique de Séoul, Pierre Durand et Jappeloup, demeurent aujourd’hui encore la référence du couple cavalier-cheval. Un film destiné au grand écran et retraçant leur histoire est d’ailleurs en cours d’écriture. Directeur de l’INSEP, organisateur des prochains championnats d’Europe juniors et jeunes cavaliers au Haras de Jardy en 2010, Durand revient sur sa relation avec son cheval et sur l’importance de la complicité entre l’homme et l’animal.

" Au départ, quand le propriétaire m’a proposé Jappeloup, je n’étais pas emballé par ce cheval alors âgé de cinq ans. Il était le fruit d’un croisement de race un peu particulier entre un trotteur et une mère pur-sang. Son petit gabarit (1,58m) était aussi atypique. A mon époque, nous avions reçu un enseignement d’origine militaire basé sur le rapport de force et sur la domination. Il y avait un pilote et le cheval n’était que l’instrument. On ne le valorisait pas. On ne raisonnait pas en terme de couple. Jappeloup était rebelle à l’autorité et m’a vite fait comprendre que cette approche ne fonctionnerait pas. Je me suis donc attaché à le comprendre. Notre histoire, inscrite sur dix années de succès, a finalement bouleversé l’approche de tout ça et a été fondatrice d’autre chose. Il doit y avoir une écoute quasi tactile avec le cheval. Ça doit être une relation affective, sentimentale. Ce changement explique aussi la réussite actuelle des cavalières car elles se sont inscrites dans cette idée de fuir le rapport de force. Elles ont moins de scrupules à entrer dans cette relation sentimentale contrairement à un cavalier qui a peur de se faire gausser… Quand il s’agit d’une cavalière, ça semble plus naturel. Mais c’est pourtant ce que le cheval attend.

Aujourd’hui, à quelques exceptions près comme Meredith Michaels-Beerbaum et Shutterfly, les couples n’ont plus le temps de se former car c’est souvent l’aspect commercial qui prévaut. Les chevaux sont aussi plus sollicités qu’autrefois et les carrières plus courtes. La confiance doit être totale sinon on ne peut pas prétendre à de grands résultats surtout dans des championnats où ça se joue sur des détails. Il faut créer une symbiose. Mais ça s’obtient sur la durée. Et ça peut parfois être long, très très long. "- P.G.-B.

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Vidal_-2 A part ça, ce week-end, je vais aussi devoir jongler avec le triathlon. Juste de l'autre côté de la frontière à Holten, aux Pays-Bas, se déroulent en effet les Championnats d'Europe. Fred Belaubre tentera d'y conserver sa couronne. Sincèrement, c'est pas gagné pour le Beauvaisien encore convalescent après des soucis à une épaule. L'espoir viendra plutôt de Laurent Vidal, régulier au plus haut niveau depuis le début de la saison et qui tentera d'aller s'immiscer dans la lutte annoncée entre le Britannique Alistair Brownlee et l'Espagnol Gomez, tous les deux licenciés à Sartrouville. A suivre aussi côté tricolore David Hauss et Cédric Fleureton.

Gros espoir également chez les filles avec Jessica Harrison. Seule la Portugaise Vanessa Fernandes semble en théorie au-dessus. Pour le reste, Jess, actuellement troisème au championnat du monde, a largement les moyens d'aller chercher la breloque... Allez les Bleus ! Et si les bonnes ondes d'Aix-la-Chapelle traversaient la frontière...

Ironman Nice : quel pied !

Des week-ends comme celui-ci, j’en redemande encore et encore. Deux jours plus que sympas à Nice pour couvrir l’Ironman de France. Soleil, chaleur, cadre plus que plaisant, rencontres plus que plaisantes, et ambiance… plus que plaisante of course... D'un point de vue purement sportif, du grand classique avec la quatrième victoire d'affilée de l'Espagnol Zamora devant une fois de plus Hervé Faure. A noter la confirmation du nouveau talent Simon Billeau, 3e. Dommage pour Olivier Marceau, en tête après le vélo mais un peu à la peine sur le marathon (5e au final). Chez les filles, on a bien cru assiter à la victoire de Christel Robin, 21 ans seulement, auteur d'un récital en vélo avec seulement 11' de plus que Zamora sur les 180 bornes et seulement 20' de plus que Marceau (meilleur chrono vélo). Mais pour ses débuts sur la distance, la Niçoise a connu quelques déboires sur le marathon et a dû se contenter du second rang. Mais je le rappelle, la demoiselle n'a que 21 ans... et si sa carrière est gérée intelligemment (c'est-à-dire si on ne la grille pas), il y a clairement un gros gros gros potentiel !

Mais l'Ironman, ce n'est évidemment pas que le haut niveau. Plein de félicitations d’abord. Avec dans l’ordre d’apparition au générique, Monsieur Croco, remarquable 23e, 4e de sa catégorie M30 et donc qualifié pour Hawaii (Alexandre Fambonne, 9h32’). Braziou, chapeau à toi. Même si ça s’est un peu gâté visiblement par la suite (1er tour trop rapide ?), tu avais sacrément belle allure quand je t’ai vu sur le marathon (Alain Ribaut, 12h08’, en orange sur la photo ci-dessous). Neil le Gallois, mon camarade du Meudon Triathlon, qui malgré la douleur dans le dernier tour à pied est allé au bout de l’effort. Respect pour cette preuve d’humilité. Neil, tes deux filles et Agnès devaient être sacrément fières de toi à l’arrivée. Quant à sa Majesté The Queen, elle m’a prié de te transmettre ses félicitations et de te dire que tu étais son sujet de la couronne préféré (Neil Hammond, 13h21’). Enfin, bravo à toi Gaël, autre camarade du Meudon Triathlon, et collègue de souffrance au printemps dernier sur le Marathon des Sables (Gaël Couturier, 14h20’).

Alain Cette journée a comme d’habitude été la source de grandes émotions. Celle du départ, moment magique où 2500 gus plongent dans les eaux bleues de la Méditerranée. Celle d’entendre tous ces " allez papa " prononcés par des gamins pour qui papa est définitivement un héros. Celle de voir ces compagnes pleurer de joie de voir leur mari (femme) ou ami(e) franchir cette magique ligne d’arrivée. Celle aussi de tous ces regards pointés vers l’horizon, pointés vers l’objectif. Celle encore de tous ces cris de joie, de tous ces bras levés vers les cieux au moment de gravir le petit podium d’arrivée. Souvenirs souvenirs...

28062009238 Ce dimanche, plutôt que de prendre un taxi pour aller à l’aéroport prendre mon avion, j’ai préféré parcourir les 7 kilomètres à pied en remontant la Promenade des Anglais, là, juste à côté de ces combattants de l’asphalte déjà au-delà des douze heures d’effort. Il y a un an, j’étais là, à leur place, les jambes aussi douloureuses que la plupart d’entre eux. Je sais combien un petit mot, un petit " allez, accroche-toi " peut être précieux dans ces instants où l’on se retrouve face à soi-même, face à ses limites. Avec Fabienne, qui m’a accompagné dans cette petite marche, on a ainsi pu partager quelques mètres avec un Toulonnais, accablé par une sucession d'ennuis mécaniques sur le vélo mais qui quelques minutes plus tard allait tout de même pouvoir boucler son dernier tour et premier Ironman. On a discuté avec Gaël, avec Neil, on leur a dit toute notre admiration. Quelques instants de partage. Pour eux, sans doute quelques moments à penser à autre chose qu'à la douleur.

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A part ça, j’ai aussi eu la satisfaction de caser plus d’un quart de page à la der du journal de dimanche (la dernière page est une page "prestige"). L’idée du papier était d’apporter des réponses aux idées reçues sur l’Ironman. En voici, la version complète avec également le papier complément sur Olivier Marceau. Avec en plus le plaisir d'un petit clin d'oeil dans le titre du gros papier à l'aventure meudonnaise 2008... (voir photo)... Et bonne surprise aussi avec un espace plus que décent pour le traitement de la course en elle-même dans L'Equipe de ce lundi... Pour un tueur de club de triathlon, pas mécontent...

NICE Si rude, so Nice !

Le Triathlon de Nice est une des courses les plus prisées mais aussi l’une des plus redoutées. Immersion entre mystère, fascination et fantasmes.

NICE – de notre envoyé spécial,

Un peu plus de huit heures pour les premiers, près du double pour les derniers. Ce matin, ils seront près de 2500 à plonger dans la Méditerranée pour 3,8km de natation. Tous enfourcheront ensuite leur vélo pour 180km sur les routes pentues de l’arrière pays niçois. Ne leur restera plus ensuite qu’un marathon, 42,195km, huit interminables lignes droites de 5,2km sur la Promenade des Anglais avant de pouvoir enfin admirer cette médaille de finisher, symbole d’admission dans la famille des " hommes de fer ". Apparu en 1978 à Hawaii, la distance Ironman est l’effort ultime du triathlon. Un effort qui depuis toujours véhicule de nombreuses idées reçues et alimentent quelques fantasmes.

Des surhommes et des dingues ! FAUX.

L’énoncé des distances auprès du grand public provoque généralement une mine dubitative. Même si certains n’hésite pas à se faire mousser la médaille autour du cou, pas besoin pourtant d’être un surhomme pour devenir Ironman. Un bon entraînement (entre 12 et 25 heures par semaine) et beaucoup de mental suffisent. " Pouvoir boucler un Ironman n’a vraiment rien de surhumain, confirme Patrick Vernay, meilleur spécialiste français de la distance. On est bien loin des images chocs du temps de la célèbre arrivée d’une concurrente féminine qui avait passé la ligne d’arrivée de Hawaï en rampant. Les techniques d’entraînement ont évolué. " Ni surhomme donc mais pas de cinglés non plus. " Il n’y a pas besoin d’être fou pour s’engager de façon aussi intense, explique Gilbert Avanzini, spécialiste de la préparation mentale à l’INSEP. Il y a juste derrière ça une volonté de se prouver et de prouver. Mais c’est le cas pour tout le haut niveau quelle que soit la discipline. Du ping pong au triathlon, le haut niveau engendre des douleurs très fortes et nécessite une volonté de résister à des efforts qui peuvent paraître extrêmes. "

DSC00057 Tous dopés ! FAUX

Boucler un Ironman à haut niveau de performance ne nécessite évidemment pas d’avoir recours au dopage. Même si très peu d’athlètes ont été contrôlés positifs ces dernières années, pas question toutefois d’être naïf. Car la première explication à cette quasi " virginité " réside d’abord dans l’absence d’une réelle politique antidopage. Aujourd’hui, à l’arrivée, les vainqueurs ne seront pas forcément contrôlés. La seule obligation de l’organisateur est de prévoir de quoi effectuer le contrôle mais sa décision et sa réalisation dépend de la Direction Jeunesse et Sport. Meilleur Français sur ce type d’effort, Patrick Vernay, soumis en tant qu’athlète de haut niveau à l’obligation de fournir les éléments pour être toujours localisable (il n’a jamais été contrôlé à l’entraînement), témoigne : " J’ai gagné quatre fois en Australie pour trois contrôles antidopage, urinaires seulement. J’ai également été contrôlé en Corée lors de mes victoires mais à Hawaï, jamais. L’organisation affirme pourtant contrôler les 10 premiers hommes et femmes. J’ai terminé deux fois 10e et une fois 6e et même pas un petit pipi. Je m’efforce donc d’être naïf. Pas vu, pas pris mais je suis néanmoins presque sûr que ma sixième place vaut sans doute un podium. " En Allemagne, après plusieurs cas positifs, les pros sont désormais soumis des contrôles très réguliers. Depuis, les Allemands se sont fait beaucoup plus discrets dans les palmarès…

CR Mauvais pour la santé VRAI ET FAUX

Le sport est évidemment un bienfait pour la santé quand il est pratiqué avec modération. A priori, un tel effort semble assez loin de la notion de modération. " Un Ironman couru comme une aventure et un défi personnel n’est pas forcément mauvais, explique Philippe Le Van, médecin du sport au service médical de l’INSEP. Pratiqué de façon extrême, le sport peut toutefois être mauvais. Il faut donc savoir être raisonnable dans une pratique qui peut paraître déraisonnable. Il y a des étapes à franchir avant de se lancer sur de telles distances. Mieux vaut avoir un passé. Car l’épuisement quand il est extrême peut engendrer un " burn out " dont on met alors plusieurs mois à s’en remettre. "

Nice le plus beau VRAI.

Près de 2500 concurrents (dont 8% de femmes et 58% d’étrangers venus de 60 pays) âgés de 19 à 70 ans (38 ans en moyenne), des inscriptions closes depuis le 11 février malgré le tarif élevé (350 euros), autant de signes évidents de l’attrait de l’Ironman France devenu l’un des plus gros événements triathlon au monde. Labellisée Ironman en 2005 (*) après une longue période sous l’égide de la Fédération française, " Nice " a gardé tout son pouvoir d’attraction sur le format extrême. La difficulté de son parcours vélo avec notamment les vingt kilomètres d’ascension du col de l’Ecre et surtout la beauté de l’arrière pays niçois ont perpétué le mythe.

(*) : Même s’il est entré dans le langage populaire, Ironman est une marque. Vingt épreuves dans le monde portent ce label et permettent de décrocher une qualification pour l’Ironman d’Hawaii, finale mondiale du circuit en octobre. D’autres courses non labellisées, peuvent néanmoins se disputer sur le même format.

Marceau voit plus grand

Si l’Espagnol Marcel Zamora, triple vainqueur sur la promenade des Anglais (2006, 2007, 2008), Hervé Faure, lauréat en 2005, ou encore l’Argentin Oscar Galindez s’affichent comme les principaux favoris, le public aura une attention particulière pour Olivier Marceau (36 ans). Seul champion du monde français sur la distance olympique (1500m de natation, 40km de vélo, 10km à pied), en 2000, à Perth (Australie), le sociétaire de Saint-Raphaël qui court depuis 2003 sous les couleurs suisses (il a la double nationalité) aura son mot à dire. " Nice, c’est un mythe, confie-t-il. C’est le Hawaii français. " Huitième en 8h59’ après une grosse défaillance sur le marathon, lors de sa première expérience sur la distance, en avril dernier en Afrique du Sud, Marceau a considérablement augmenté ses volumes d’entraînement. " C’est presque deux sports différents, explique-t-il pour comparer à la distance olympique. Ce n’est ni le même entraînement, ni la même philosophie ni la même approche psychologique. Il y a un monde d’écart. J’ai fait entre 25 et 30 heures par semaine pour environ 400km de vélo, 90km à pied et un peu moins de 10km de natation. "

Lassé des épreuves de Coupe du monde souvent monotones, Marceau qui reviendra néanmoins sur le format court après Nice (" même si ça sera dur, j’aimerais être à Londres en 2012 pour mes quatrièmes Jeux ") a retrouvé le plaisir. " J’aime ce côté individuel où tu te retrouves face à toi-même avec une grosse gestion de l’effort. Tout est toujours possible. Contrairement aux Coupes du monde, tu ne peux pas perdre une course parce que tu as eu du mal à mettre ta chaussure à la transition. Il y a finalement moins de stress. Beaucoup plus d’émotion en revanche quand tu te retrouves au départ avec près de 3000 personnes autour de toi et que le soleil se lève. C’est juste… magique. "

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Amélie Quel plaisir également de vous annoncer le titre européen d'Amélie Cazé en pentathlon moderne. Double championne du monde, Amélie, qui n'a que 24 ans, ne parvenait pas à briller lors du rendez-vous continental. C'est désormais chose faite pour cette prof de sport avec une véritable démonstration. Bravo Amélie ! (pour rappel, au cas où... le pentathlon moderne c'est l'enchaînement dans la journée d'épreuves d'escrime, natation, équitation et d'un combiné tir course à pied sur le modèle biathlon en ski)

Ironman Nice : Allez les gars !!!

Pour commencer un immense encouragement à tous les participants de l'Ironman de Nice, dimanche. La journée sera longue mais elle sera belle. Alexandra, Braziou, Neil, Mister Croco, Olivier, (désolé pour les oublis mais il est tard) à fond derrière vous ! Participant l'an dernier avec mes 26 camarades du Meudon Triathlon lors d'une fabuleuse journée, je ne serai cette fois que spectateur. Mais dimanche, à 6h30, sur la plage du départ, mon tit coeur battra aussi probablement très fort. Alors mesdames et messieurs savourez, profitez. N'oubliez pas que la course n'est que la récompense de votre entraînement.

Toujours en triathlon, quelques précisions suite à la précédente news et au Triathlon du Lac des sapins. Quelques félicitations supplémentaires d'abord à Cécile, ma triahlète préférée, qui s'est bien amusée sur le CD et à Erwan, impressionnant sur le LD. Même si vous portez encore le maillot de Bagneux,  vous êtes déjà des Meudonnais ! Le maillot bleu vous ira très bien la saison prochaine. Bravo aussi à Rascal pour son incroyable performance. Rascal a cassé sa selle dès le 30e kilomètre. Ne restait plus que le support métallique. 99% des concurrents auraient abandonné... pas Rascal. Une installation de fortune pour transformer son camelback en "coussinet", plusieurs arrêts pour rafistoler le montage, d'interminables séances en danseuse qui explosent bien les cuicuisses et hop, à l'arrivée (on s'est doublés à plusieurs reprises sur les 100 bornes de vélo mais je n'ai su qu'à l'arrivée ce qui lui arrivait). Chapeau bas Bertrand. Une perf' à l'image du Meudon Triathlon.

Mercredi soir avait lieu le traditionnel barbecue du club (merci Agnès et Neil pour l'hospitalité). Une occasion supplémentaire de constater que le Meudon Triathlon est bien plus qu'un club. A travers le montage vidéo de Ben, notre dévoué président, on ne peut voir que des sourires et des mines réjouies. Des mines et des regards de gens juste heureux de se retrouver ensemble pour partager leur passion. Merci à toutes celles et tous ceux qui oeuvrent au quotidien pour entretenir ce formidable esprit qui nous fait parfois (souvent) nous surpasser.  

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TH_Suivre100520091431 Mercredi, je suis allé à une conférence de presse de Serge Girard, coureur de longues, très très longues distances. Ce monsieur de 56 ans a réalisé au cours des dernières années d'incroyables périples. Exemples.

. La Trans USA, Los Angeles - New York, soit 4597km en 52 jours.

. La Trans Australie, Perth - Sydney soit 3755km en 46 jours.

. La Trans Africa, Dakar - Le Caire soit 8295km en 123 jours.

. La Trans South-America, Lima - Rio, soit 5235km en 73 jours.

. La Trans Eurasia, Paris-Tokyo, soit 19300km en 260 jours.

Le petit film projeté en ouverture de la conf nous a montré Serge en train d'affronter les éléments: le vent avec des rafales à plus de 100km/h, l'altitude, le froid (-18°) ou la chaleur (55°). Réellement impressionnant.

Serge%20Girard En octobre prochain, il partira pour un tour d'Europe. But du jeu : courir 365 jours sans un seul jour de repos (condition nécessaire pour l'homologation d'un record) pour battre le record 'un Indien auteur de 22581 kilomètres en un an. 26 pays, à travers leur capitale, seront traversés au cours de ce périple qui représentera un voyage de 25000km (dont 5000km en France) soit l'équivalent de 600 marathons et environ 70km par jour.

J'espère avoir de la place dans le journal au moment de son départ pour dresser un portrait de ce "Forrest Gump". Mais en gros, l'histoire de Serge Girard est celle d'un mec qui se faisait dispenser de course à pied à l'école et qui, la trentaine surgissant, s'est mis à la course à pied pour s'entretenir un peu. La lecture du livre "La grande course de Flanagan", relatant en 1931 la traversée des Etats-Unis en courant lui provoque un déclic. (Extraits du livre : Le gagnant ne doit pas penser à cinq mille kilomètre, mais seulement au kilomètre suivant. Il doit vivre dans son esprit et ne vaincre qu'un seul homme chaque jour. toujours le même homme- lui-même. L'entraînement est physique et la course est émotionnelle.)
116323149226005200 Aujourd'hui, pour préparer ses aventures, il court environ 55km par jour mais précise que "c'est 80% de mental et 20% de physique". "Et le mental n'a aucune limite" précise-t-il. Peu de chance en revanche de le croiser sur une épreuve de masse. "J'ai appris à courir seul, raconte-t-il. J'ai couru avec ma femme le Marathon de Paris et j'étais complètement paumé au milieu de tous ces gens. Idem pur l'UTMB avec 2000 personnes au départ." Serge a également participé à la Bad Water, la traversée de la Vallée de la mort, une des courses les plus extrêmes de la planète.

Quelques chiffres : 10l d'eau par jour, 8000 cal/jour et pas d'aliments de l'effort type gel (yesssssss on est au moins deux à ne pas avoir encore succombé!) "pour garder le plaisir de manger". Un budget de 300 000 euros environ (dont 100000 de prod vidéo) pour une telle aventure.

Sur son site (www.sergegirard.com) il est écrit "La route est longue pour celui qui ne va pas au bout de ses rêves". J'aime beaucoup... Et pour ceux qui se disent : "ça, ça va donner des idées à pgb"... eh bien je réponds juste : pas faux...)

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0e3744bf967a60847b67c676111815a2 Obligé de tirer un nouveau coup de chapeau à Jeannie Longo, une fois de plus championne de France du contre-la-montre, 30 ans après son premier sacre national. 56e titre de championne de France pour la Grenobloise qui a pourtant passé le cap de la cinquantaine. On peut penser ce que l'on veut de la dame, respect pour cette immense championne. Avec Edwige Pitel, 43 ans à la deuxième place, on peut aussi s'interroger sur le niveau de la discipline en France...

Et enfin, je vous signale les Championnats d'Europe de pentahlon moderne jusqu'à dimanche à Leipzig, en Allemagne. Notre double championne du monde Amélie Cazé tentera d'ajouter une jolie ligne à son palmarès dans une compétition qui ne lui a jamais vraiment souri.

Tri du Lac des sapins

Une pensée d'abord pour les trois participants au Raid du Mercantour, disparus le week-end dernier. Un accident qui nous rappelle hélas que nous sommes bien peu de chose...

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Voilà, les deux dernières grosses semaines de taf sont passées... la vie devrait reprendre un rythme à peu près normal. Je ne vais pas non plus me plaindre puisqu'en une semaine j'ai réussi à caser un quart de page de marche sur le Paris-Colmar (Pascal Maréchal, le cuistot de L'Equipe a terminé deuxième !) et un autre quart de page sur le polo (voir ci-dessous). Si on ajoute un écho sur le record du GR20 de l'Espagnol Kilian Jornett et un papier de pour présenter la finale du championnat de France de hockey sur gazon (voir aussi ci-dessous), ces derniers jours ont été plutôt favorables à mes boutiques. Espérons que le week-end prochain, avec l'Ironman de Nice, le sera tout autant...

Un mot aussi pour revenir sur la victoire de l'équipe de France de saut d'obstacles dans la Coupe des Nations de Rotterdam. Olivier Guillon, Kevin Staut, Nicolas Delmotte et Pénélope Leprévost (auteur du barrage victorieux) ont offert à la France sa première victoire depuis trois ans et un succès décroché... à Rome. Avec le succès de Roger-Yves Bost il y a dix jours dans le Grand Prix de Cannes, les Bleus semblent sur la bonne voie à deux mois des Championnats d'Europe à Windsor (j'y serai). Petit message également pour souhaiter un bon rétablissement à Michel Robert, victime d'une chute à Cannes et qui souffre de fractures à une clavicule et à cinq côtes.

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Et de quatre pour les garçons de Saint-Germain-en-Laye, une fois de plus (la quatrième consécutive) sacrés champions de France grâce à leur succès sur Lille, dimanche. Bravo à eux et bravo à ce club qui a su se structurer grâce notamment à une très bonne équipe dirigeante... et de très bons joueurs of course (n'est-ce pas Seb ? ;))).

Il parait que rien ne se crée, rien ne se perd mais que tout se transforme... Illustration avec ce papier paru dimanche en présentation de la finale. Un papier qui aurait dû paraître l'année dernière et que j'ai un peu actualisé et réécrit pour pouvoir le glisser dans le journal...

OK Choc de poids lourds

Comparer les Saint-Germain-en-Laye - Lille du hockey sur gazon aux Marseille-PSG du foot ou aux Stade Français-Toulouse du rugby peut paraître un brin exagéré. Certes, la finale du Championnat de France hommes attirera sans doute moins de monde cet après-midi (16 heures), à Saint-Germain (Yvelines), que les deux affiches précitées. Cette ultime rencontre de la saison opposera pourtant les deux meilleurs clubs tricolores de la dernière décennie. Avec trois titres sur les trois dernières saisons pour les Saint-Germanois et cinq depuis 1997 pour les Nordistes (14 au total), les deux formations représentent dignement l’Île-de-France et le Nord - Pas-de-Calais, les deux principaux foyers de pratique en France. Amiens et Lyon sont ainsi les seuls « invités » parmi les dix clubs d’une élite qui compte cinq formations franciliennes (Saint-Germain, Montrouge, Racing Club de France, Paris-Jean-Bouin, Stade Français) et trois nordistes (Lille, Le Touquet, Valenciennes). Cette présence répétée au plus haut niveau témoigne aussi pour les deux clubs de structures très solides.

Fort de ses 350 licenciés (200 de moins de 16 ans), d’un budget de 150 000 euros et bientôt d’un deuxième terrain, « St-Ger » est devenu la place forte du hockey français (l’équipe féminine est vice-championne de France après avoir perdu en finale face à Cambrai, son seul match de la saison). « C’est l’histoire d’une petite graine qui a mis du temps à éclore mais dont nous récoltons aujourd’hui les premiers fruits, raconte l’ancien président, Nicolas Logeay. Cela fait presque trente ans que nous avons une école de hockey qui fait référence. Un gamin de Saint-Germain a forcément touché une crosse un jour ou l’autre. On a enfin converti tout ça. » L’arrivée à la tête de l’équipe, il y a cinq ans, du « footeux » Jérôme Tran Van, débarqué du Paris Saint-Germain avec la rigueur et le professionnalisme propres au football, a enclenché la dynamique.

Avec 350 000 euros de budget (dont une grosse part pour l’entretien du terrain, propriété du club), et 400 licenciés, le Lil’Hoc, également très performant chez les filles (champion en 2001, 2002, 2004 et 2007), est le plus gros club français. « À Lille, nous sommes le troisième club, derrière le foot et le tennis, souligne Jean-Michel Dutrieux, le président. Nous avons même le plus grand nombre de sportifs sur les listes de haut niveau. Nous travaillons aussi beaucoup avec les écoles. Nous restons un petit sport, mais pas un sport confidentiel. Le cabinet du maire, Mme Aubry, nous a par exemple envoyé ses encouragements pour cette finale. Nous souhaitons maintenant nous montrer dignes de cet intérêt et mettre fin à l’hégémonie de Saint-Germain. » Dans cette finale où évoluera l’ossature de l’équipe de France, les Lillois, qualifiés de justesse aux strokes (tirs au but) face à Montrouge (trois fois champion depuis 1998), compteront sur Frédéric Soyez, le meilleur joueur tricolore, longtemps parti dans le très coté Championnat espagnol, et revenu à la maison cette année

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Voici comme promis le papier très "ambiance" paru sur samedi sur le match de polo organisé au Polo de Paris.

POLO Paillettes au paddock

Le Polo de Paris accueillait jeudi une rencontre exceptionnelle. Immersion dans un monde à cheval entre jet-set et sport.

Les talons sont hauts, les tenues soignées. Les mines sont bronzées et les traits souvent tirés… sans que la fatigue ne soit forcément responsable. Dans les allées, dernier portable en vogue à la main, on parle anglais, allemand, espagnol et parfois même un peu français. Bienvenue au Polo de Paris, un des lieux les plus select de la capitale niché dans la plaine de Bagatelle au cœur du Bois de Boulogne. Un club centenaire qui accueillit même des rencontres olympiques en 1924. A quelques mètres de là, les Franciliens qui tentent de rentrer chez eux par les quais saturés ne se doutent probablement pas que là, juste derrière les arbustes, se disputent une rencontre de polo quasi unique.

Sur le " campo ", grand comme six terrains de foot, huit stars de la discipline, tous argentins, tous reconnus dans les rues de leur pays. Huit des onze joueurs actuels de la planète à avoir atteint le handicap " 10 goals ", le summum du polo. Ils étaient encore la veille à New York ou Londres, ils y seront à nouveau le lendemain pour y défendre les couleurs de leurs clubs. Leur détour à Paris est l’occasion de promouvoir leur discipline et de faire étalage de leur brio, maillet en main droite (les règles interdisent de jouer de la main gauche). Pour la troisième fois seulement de l’histoire et la première en Europe, ils sont réunis dans une rencontre totalisant 80 " goals " : le " match parfait ".

Sur les bords du terrain, accessibles uniquement sur invitation, beaucoup d’habitués des rendez-vous de la jet-set. Le petit studio installé à l’entrée du carré VIP en témoigne. Mais dès que l’on s’éloigne des tables alimentées par un grand traiteur parisien, on trouve alors les vrais passionnés, les yeux grands ouverts, admiratifs de la dextérité de ces joueurs. Membre de l’équipe de France de concours complet, Karim Lagouahg a fait le déplacement. Propriétaire de quelques-uns des établissements nocturnes les plus réputés de Paris (Castel, Queen, Mixte etc..) Philippe Fatien, déguste lui aussi le moment. Sans modération. " Ce sport, c’est un mélange de rugby par le contact, de golf par le swing et de moto à travers l’inclinaison du cheval, explique-t-il. Un des avantages du polo c’est qu’on n’a pas besoin de monter " à l’anglaise ". "

340x Sa passion l’a même conduit à bâtir sa propre équipe sous les couleurs du Castel. Entouré de quelques stars argentines comme Pablo Mac Donough présent jeudi soir dans ce " match parfait ", il a remporté quatre éditions de l’Open de France et deux de l’Open de Paris, l’un des tournois les plus anciens au monde. " Les Argentins sont ravis de venir jouer en France, explique Fatien, désormais handicap " 1 goal " (le meilleur Français, Brieuc Rigaux, de Chantilly, affiche 5 goals). Ils viennent et on achète leurs chevaux. Et puis surtout ce sont des gens simples malgré leur statut. Le polo, c’est d’abord, l’esprit du campo, l’ambiance argentine, où tu bois le maté, et tu partages le lomo. "

Loin donc de l’ambiance très huppée de Bagatelle. " Le problème du polo, c’est le people, insiste Lionel Macaire, seul joueur français à avoir disputé l’Open d’Argentine, en 1982, le tournoi le plus prestigieux de la saison. Ici, la plupart des gens ne regardaient même pas le match. A Palermo, pour la finale de l’Open, il y a 17000 personnes qui hurlent dans les tribunes comme dans un stade de foot. Ce matin, ce match parfait faisait même la Une de la Nacion le plus gros quotidien argentin. C’est dommage car il y a vraiment moyen de faire quelque chose en France et de populariser ce sport. "

L’affaire n’est pas gagnée. Pendant que trois couples de danseurs offraient une démonstration de tango au milieu des parterres de fleurs, le célèbre commissaire-priseur lançait une vente aux enchères. Mais malgré les comptes en banque bien garnis présents sur place, le maillot d’une des stars de la soirée ne trouvera pas preneur à 800 euros, l’enchère de départ. Ni même un plus tard à 500 euros. Les temps sont durs…

Le polo en questions

- Le polo se joue à quatre contre quatre sur des terrains d’environ 275 m de long sur 150 m par six périodes de sept minutes. Les cavaliers disposent de plusieurs chevaux et ont trois minutes pour en changer à la fin de chaque période. À chaque but, les équipes changent de côté d’attaque.

– Au plus haut niveau, les chevaux utilisés sont souvent argentins, croisement entre la race criolla, de petits chevaux locaux robustes, et des pur-sang. Ils doivent avoir de grosses qualités de vitesse, robustesse, agilité et de « freinage ». Ils sont traditionnellement appelés poneys, car assez petits.

– Olympique jusqu’en 1936, le polo est aujourd’hui devenu une discipline confidentielle en France. On compte environ 600 licenciés à la Fédération française de polo, indépendante de la Fédération française d’équitation (FFE), qui elle-même compte environ 1 000 adeptes. Le meilleur Français, Brieuc Rigaux, de Chantilly, est handicap 5 et est professionnel. Les deux plus gros événements français sont la Coupe d’Or de Deauville, en août, et l’Open de France, en septembre.

– L’Argentin Adolfo Cambiaso, trente-quatre ans, est la star de la discipline. Il évolue sous les couleurs de La Dolfina, de multiple fois victorieuse de l’Open d’Argentine (la plus grosse compétition). Marié à un top-modèle, il a remporté cet open à sept reprises et y a inscrit 535 buts, le record absolu. Lors du dernier Open, Diego Maradona et David Nalbandian étaient dans les tribunes avec son maillot sur le dos. Son cachet pour jouer trois semaines aux États-Unis en 2007 était de 1,5 million de dollars (1 million d’euros). Ses revenus sont estimés à environ 4,5 millions de dollars annuels (3 millions d’euros).

Les talons sont hauts, les tenues soignées. Les mines sont bronzées et les traits souvent tirés… sans que la fatigue ne soit forcément responsable. Dans les allées, dernier portable en vogue à la main, on parle anglais, allemand, espagnol et parfois même un peu français. Bienvenue au Polo de Paris, un des lieux les plus select de la capitale niché dans la plaine de Bagatelle au cœur du Bois de Boulogne. Un club centenaire qui accueillit même des rencontres olympiques en 1924. A quelques mètres de là, les Franciliens qui tentent de rentrer chez eux par les quais saturés ne se doutent probablement pas que là, juste derrière les arbustes, se disputent une rencontre de polo quasi unique.

Sur le " campo ", grand comme six terrains de foot, huit stars de la discipline, tous argentins, tous reconnus dans les rues de leur pays. Huit des onze joueurs actuels de la planète à avoir atteint le handicap " 10 goals ", le summum du polo. Ils étaient encore la veille à New York ou Londres, ils y seront à nouveau le lendemain pour y défendre les couleurs de leurs clubs. Leur détour à Paris est l’occasion de promouvoir leur discipline et de faire étalage de leur brio, maillet en main droite (les règles interdisent de jouer de la main gauche). Pour la troisième fois seulement de l’histoire et la première en Europe, ils sont réunis dans une rencontre totalisant 80 " goals " : le " match parfait ".

Sur les bords du terrain, accessibles uniquement sur invitation, beaucoup d’habitués des rendez-vous de la jet-set. Le petit studio installé à l’entrée du carré VIP en témoigne. Mais dès que l’on s’éloigne des tables alimentées par un grand traiteur parisien, on trouve alors les vrais passionnés, les yeux grands ouverts, admiratifs de la dextérité de ces joueurs. Membre de l’équipe de France de concours complet, Karim Lagouahg a fait le déplacement. Propriétaire de quelques-uns des établissements nocturnes les plus réputés de Paris (Castel, Queen, Mixte etc..) Philippe Fatien, déguste lui aussi le moment. Sans modération. " Ce sport, c’est un mélange de rugby par le contact, de golf par le swing et de moto à travers l’inclinaison du cheval, explique-t-il. Un des avantages du polo c’est qu’on n’a pas besoin de monter " à l’anglaise ". "

340x Sa passion l’a même conduit à bâtir sa propre équipe sous les couleurs du Castel. Entouré de quelques stars argentines comme Pablo Mac Donough présent jeudi soir dans ce " match parfait ", il a remporté quatre éditions de l’Open de France et deux de l’Open de Paris, l’un des tournois les plus anciens au monde. " Les Argentins sont ravis de venir jouer en France, explique Fatien, désormais handicap " 1 goal " (le meilleur Français, Brieuc Rigaux, de Chantilly, affiche 5 goals). Ils viennent et on achète leurs chevaux. Et puis surtout ce sont des gens simples malgré leur statut. Le polo, c’est d’abord, l’esprit du campo, l’ambiance argentine, où tu bois le maté, et tu partages le lomo. "

Loin donc de l’ambiance très huppée de Bagatelle. " Le problème du polo, c’est le people, insiste Lionel Macaire, seul joueur français à avoir disputé l’Open d’Argentine, en 1982, le tournoi le plus prestigieux de la saison. Ici, la plupart des gens ne regardaient même pas le match. A Palermo, pour la finale de l’Open, il y a 17000 personnes qui hurlent dans les tribunes comme dans un stade de foot. Ce matin, ce match parfait faisait même la Une de la Nacion le plus gros quotidien argentin. C’est dommage car il y a vraiment moyen de faire quelque chose en France et de populariser ce sport. "

L’affaire n’est pas gagnée. Pendant que trois couples de danseurs offraient une démonstration de tango au milieu des parterres de fleurs, le célèbre commissaire-priseur lançait une vente aux enchères. Mais malgré les comptes en banque bien garnis présents sur place, le maillot d’une des stars de la soirée ne trouvera pas preneur à 800 euros, l’enchère de départ. Ni même un plus tard à 500 euros. Les temps sont durs…

Le polo en questions

- Le polo se joue à quatre contre quatre sur des terrains d’environ 275 m de long sur 150 m par six périodes de sept minutes. Les cavaliers disposent de plusieurs chevaux et ont trois minutes pour en changer à la fin de chaque période. À chaque but, les équipes changent de côté d’attaque.

– Au plus haut niveau, les chevaux utilisés sont souvent argentins, croisement entre la race criolla, de petits chevaux locaux robustes, et des pur-sang. Ils doivent avoir de grosses qualités de vitesse, robustesse, agilité et de « freinage ». Ils sont traditionnellement appelés poneys, car assez petits.

– Olympique jusqu’en 1936, le polo est aujourd’hui devenu une discipline confidentielle en France. On compte environ 600 licenciés à la Fédération française de polo, indépendante de la Fédération française d’équitation (FFE), qui elle-même compte environ 1 000 adeptes. Le meilleur Français, Brieuc Rigaux, de Chantilly, est handicap 5 et est professionnel. Les deux plus gros événements français sont la Coupe d’Or de Deauville, en août, et l’Open de France, en septembre.

– L’Argentin Adolfo Cambiaso, trente-quatre ans, est la star de la discipline. Il évolue sous les couleurs de La Dolfina, de multiple fois victorieuse de l’Open d’Argentine (la plus grosse compétition). Marié à un top-modèle, il a remporté cet open à sept reprises et y a inscrit 535 buts, le record absolu. Lors du dernier Open, Diego Maradona et David Nalbandian étaient dans les tribunes avec son maillot sur le dos. Son cachet pour jouer trois semaines aux États-Unis en 2007 était de 1,5 million de dollars (1 million d’euros). Ses revenus sont estimés à environ 4,5 millions de dollars annuels (3 millions d’euros).

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Triathlon123 On passe donc au triathlon du Lac des sapins, à Cublize, près de Roanne. Pour commencer, un tit clin d'oeil à l'absente du jour, Petite Scarabée encore toute cassée. Pffff, avec toute la fraîcheur que tu vas avoir à force de te reposer, tu vas me mettre minable à Barcelone... En attendant, bonne réparation miss.   

Le temps des mercis et des bravos. Merci avant tout aux bénévoles de la course qui poireautent des heures aux croisements ou au milieu de la forêt pour nous permettre de nous amuser en toute sécurité. Merci aux organisateurs de cette très très belle épreuve. Merci à Christophe, le speaker qui a eu la gentillesse de me réserver un petit accueil très sympa sur la ligne d'arrivée et grâce à qui j'ai eu le droit à quelques messages inscrits à la peinture dans la côte de la course à pied. Merci à Klyde évidemment, notre G.O. du Meudon Triathlon qui nous a encore découvert deux gîtes parfaits pour accueillir toute la bande du club. Eh oui, nous étions encore en nombre. 10 Meudonnais sur le Courte Distance et 26 sur le Longue Distance ! Bravo à toutes et à tous. Car comme d'hab : 36 au départ... 36 à l'arrivée. Bravo en particulier aux demoiselles, Mélanie, Agnès et Isabelle sur le CD et à Amélie Jolie sur LD. Bravo à Zarma (François Dubuc), nouveau champion du monde du Meudon Triathlon sur LD, vainqueur juste devant Nono. Bravo aussi à Rascal (Bertrand Bourgine) qui a terminé l'épreuve après avoir perdu sa selle dès la première boucle du vélo et contraint de bricoler une selle de fortune avec son... camelback ! Incredible !

Merci enfin à mes camarades meudonnais qui m'ont gentiment convaincu d'aller au bout de cette course. Sans trop savoir pourquoi (sans doute la somme de boulot et la fatigue accumulée depuis quelques jours), je m'étais mis sur le mode "fais chier bordel, j'ai pas envie". Jusqu'au tout dernier moment, c'est-à-dire  le moment d'aller chercher la voiture de location, j'ai hésité. Sur l'autoroute, je me demandais encore ce que j'allais faire là-bas, sans entraînement décent en vélo sur un tracé particulièrement exigeant. Dans ma tête, je partais réellement pour faire une boucle à vélo et abandonner.

Et puis voilà, une fois parti, autant boucler l'histoire. Petite trempette dans les eaux du joli Lac des Sapins et hop, en route pour deux boucles de 1,5km. Après avoir failli perdre trois fois mon oeil gauche dans les bastons du départ et des passages de bouée (cela aurait été dommage vu que je n'y vois déjà plus grand chose de l'oeil droit), un premier tour en 26'15''. On enchaîne et une sortie de l'eau en un temps tout à fait correct pour moi de 53'. Une petite transition... enfin petite, c'est vite dit quand je regarde le temps perdu pour mettre les chaussettes, le maillot etc... et j'attaque mon gros morceau : le vélo.  

Profil Evidemment, avec moins de 1000 bornes d'entraînement depuis le début de l'année et au regard du profil, je ne m'attendais pas à un miracle. Ayant déjà couru l'épreuve en 2003, je savais en plus à quoi m'attendre... S'il y a bien un moment dans ma vie où je suis "tout à gauche" c'est bien en vélo.... Pfff, quel drame quand on s'aperçoit qu'on a déjà épuisé tout le registre des vitesses et qu'il va falloir avancer avec les moyens du bord ! En plus, l'inconvénient de sortir de l'eau "pas trop mal", c'est qu'on passe ensuite toute la course à se faire doubler... Pas bon pour le moral même si c'est toujours sympa d'avoir un petit mot d'encouragement quand on se fait déposer (Raph, désolé de ne pas avoir pu discuter plus longtemps). Bref, premier tour en 2h10' environ (environ vu que mon compteur a buggé dès le 12e kilomètre). La désagréable sensation au deuxième tour que les pourcentages ont augmenté et que les montées sont beaucoup plus longues. Sensation aussi de rester scotché au bitume, avec même le fameux petit regard sur les deux pneus pour vérifier que l'on n'est pas à plat... Et en l'occurrence, ce ne sont pas les pneus qui étaient à plat...  Bon, tant bien que mal, on réussit tout de même à le poser ce satané engin avec finalement moins de dégâts que prévu et un deuxième tour à peine plus lent que le premier (je préfère utiliser la notion de lenteur à celle de rapidité quand j'évoque mon vélo).  Re-transition et... progrès par rapport à Belfort il y a deux semaines, je repars cette fois en ayant pensé à retirer la pompe à vélo et le matos de réparation dans les poches du maillot... (et même que j'avais pensé à mettre les petites boules magiques sur les baskets qui évitent d'avoir à faire ses lacets... trop fort !)

Fdfdfdfdf Ne reste donc plus qu'à courir 20 bornes. La multiplication des courses "longue durée" depuis quelques mois (Ironman, Saintélyon, Marathon des sables, Oxygen Challenge...) a permis de ne plus appréhender le temps avec la même logique. Alors qu'il y a encore peu, je serais parti en me disant "pfff encore 2h15 à se taper", désormais, je suis davantage dans une logique de "allez, hop, plus que 2h15 et c'est fini". Et croyez moi ça change tout. Surtout sur ce parcours encore bien costaud avec une côte de 3km à se taper deux fois et des descentes en forêt type trail. Un petit mot à tous les bénévoles des ravitaillements pour les remercier (c'est aussi un prétexte je l'avoue pour rester un peu plus longtemps avant de repartir) et hop, terminé, 7h43 après le premier plongeon matinal ! ça... c'est fait ! Satisfaction évidemment d'avoir réussi à éteindre le mode "fais chier bordel" et satisfaction d'avoir bouclé la course sans réellement piocher dans les réserves.

Course_pied_2 La suite ! Alors le triathlon va être mis entre parenthèses quelques semaines puisque la prochaine échéance est programmée à La Plagne le 25 juillet pour l'Ultra 6000D, un petit trail de 110km avec 4500m de dénivelé positif (et donc autant de descente). Je vais tout de même essayer de faire un peu de vélo en vue du rendez-vous suivant qui sera le Challenge de Barcelone (distance Ironman), le 4 octobre (piscine aussi of course mais, ça, c'est aussi pour le plaisir). De toute façon, les longues sorties vélo sont a priori plutôt complémentaires en vue des efforts longue durée. Et dire que j'avais prévu une saison 2009... cool !

Course en chiffres : Natation : 55'01'' (228e temps). Vélo : 4h24'50'' (474e temps). Course : 2h23'5'' (467e temps). Temps total : 7h42'57''. Classement : 464 (491 classés)

Allez hop... En avant marche !

Bon désolé pour ceux qui sont déjà venus tôt ici ce vendredi matin, mais la news parue n'était pas terminée et n'aurait pas dû apparaître.... Bon, voilà la bonne version...

Je voulais commencer par souhaiter une très bonne course à mes camarades du Meudon Triathlon qui seront ce dimanche une trentaine au départ du Longue Distance du lac des sapins à Cublize. Ok, j'y serai aussi (probablement... j'hésite toujours) mais vu mes dernières expériences collectives, je ne suis pas sûr de les voir très longtemps donc j'en profite ici pour les encourager. Encouragements aussi à tous ceux qui attaquent leur dernière ligne droite dans la préparation pour l'Ironman de Nice. A fond derrière vous messieurs ! (je serai sur place)

J'anticipe un peu mais je vous raconterai aussi dans la prochaine news ma petite soirée de jeudi passée au polo de Paris. Elles est où la crise ? Assez étonnant...  

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Et hop un quart de page sur une de mes boutiques ! Comme annoncé, j'ai réussi à gratter un peu de place pour parler du Paris-Colmar, la grande classique de marche qui existe depuis 1926 ! Par les temps qui courent dans la pagination ce n'était pas gagné. Mais ce papier m'a surtout permis de discuter avec Roger Quemener, la légende de la course avec ses sept victoires. Génial. Un super bon client comme on dit d'habitude. Une soirée avec lui en train de vous raconter ses courses doit être un pur moment de bonheur. Chapeau en tout cas à ces marcheurs (dont un cuisto de l'Equipe) qui arriveront ce samedi à Colmar après 470km. Bel exploit.

MARCHE Comment ça marche ?

Depuis 1926, des marcheurs parcourent autour de 500 kilomètres pour relier Paris à l’Alsace.

Ce soir, à Neuilly-sur-Marne, après avoir disputé dans l’après-midi un prologue devant l’Hôtel de ville de Paris, quinze hommes s’élanceront pour un long périple. Cap à l’Est, direction Colmar. Quinze marcheurs, rejoints demain à Châlons-en-Champagne par huit femmes, tous invités selon des critères de sélection adoucis au fil du temps pénurie de candidats oblige (nécessité d’avoir déjà parcouru au moins 175km en 24 heures). Sept fois vainqueur entre 1979 et 1989 dont une fois de Strasbourg-Paris, en 1981 (*) et toujours membre du comité d’organisation, Roger Quemener, 68 ans aujourd’hui même, nous décrypte cette " conquête de l’Est ", née en 1926.

CHAQUE SECONDE EST COMPTéE.

- A l’image d’un tour du monde à la voile, la distance entre les compétiteurs n’empêche pas une lutte âpre où tous les détails doivent être pris en compte. " On doit tout faire en marchant, explique l’ancien vainqueur. Manger, boire, se raser, se laver, se changer etc. Même faire pipi. Une année, j’ai perdu car je m’arrêtais pour faire pipi… C’était à chaque fois 100m de perdu. Pour le changement de tenue, j’avais entraîné toute mon équipe. Nous réussissions à changer les chaussures (dans l’idéal tous les 50km pour ne pas accumuler les frottements aux mêmes endroits), les chaussettes, le short, le slip etc, en moins de huit secondes ! Comme Prost en Formule 1 quand il changeait ses roues. "

INTERDICTION DE DORMIR.

- Si la formule actuelle permet une nuit de sommeil à Mirecourt (Vosges), le Paris-Colmar devrait revenir dès l’année prochaine à une configuration plus classique avec une marche non-stop et donc l’obligation pour les prétendants à la victoire de ne pas dormir durant trois jours et trois nuits. Un exploit ? " Mais tout le monde peut faire ça, tempère Quemener. Dîtes à des parents que s’ils s’endorment, leur enfant va mourir. Eh bien, ils tiendront ! Cela nécessite une force mentale, une capacité à se battre quitte à hurler sur la route. Il faut attaquer le sommeil comme on attaque la route. Cet aspect concerne aussi le chauffeur du camping-car qui nous suit. On doit le relayer régulièrement et sans jamais s’arrêter. On a souvent vu des marcheurs renversés par leur propre voiture car le conducteur s’était endormi au volant. "

DES RESSOURCES MENTALES PRIMORDIALES.

- " Quand ça va mal, on pense à sa vie, on pense qu’on n’aurait pas dû venir. Il faut gérer sa misère. Parfois, on perd même la notion du temps. Parfois, au bout de 60km, on en a déjà marre. On pense des dizaines de fois à l’abandon. Et puis non, on y va. Mais quand tout va bien, c’est comme une jouissance. On ne doit pas sortir de sa concentration. Marcher, manger, marcher, manger… et rien d’autre. Même pas parler. Parler juste 30 secondes me faisait perdre 10 secondes par kilomètre car on sort de sa course. "

L’ALIMENTATION : UNE Clé DE LA RéUSSITE.

- Chaque marcheur est suivi par un véhicule chargé d’abord de le protéger sur des routes ouvertes à la circulation, mais aussi de lui assurer la logistique. A commencer par l’alimentation. " C’est une des principales difficultés car on a besoin de pétrole pour faire avancer la machine sinon on tombe en carafe. Il faut absolument manger toutes les 45 minutes et boire toutes les 10 minutes. On mange des pâtes ou du riz car on ne tient pas trois jours et trois nuits avec des boissons énergétiques. "

ENTRER DANS LA LéGENDE.

- Avec 3000 euros pour le vainqueur (1500 pour la première femme) soit à peine de quoi couvrir les frais (seuls les trois premiers sont primés), on ne participe pas à cette course pour devenir riche. " Au début, on part comme pour assouvir un fantasme, confie Quemener. Mais une fois au départ, ce fantasme, il faut l’affronter. On va tellement loin dans ses ressources intérieures. Paris-Colmar, c’est un truc qui est imprégné, là au plus profond de nous.  "

(*) De 1926 à 1937, la course se disputait entre Paris et Strasbourg. De 1949 à 1959 puis de 1970 à 1980, certaines éditions ont été réalisées de Strasbourg à Paris. Depuis 1981, Colmar est la ville d’arrivée.

L'AVIS DE DINIZ

" Quand j’étais gosse, j’allais voir passer les marcheurs à côté de chez moi, près d’Epernay, dans la Marne. Mon professeur de sport était Jean-Claude Gouveneaux, le vainqueur en 1984. Je suis aussi allé à Châlons-en-Champagne pour le départ des femmes. Aujourd’hui, ça me passionne toujours autant. Quand tu fais de la marche, tu es forcément rattaché à cette épreuve. Dès que tu dis que tu fais de la marche, on te parle de Paris-Colmar.

On ne se rend pas vraiment compte de la teneur de l’exploit. Mais ça va au-delà du simple domaine sportif. Paris-Colmar, c’est une institution. C’est une autre dimension avec des qualités mentales très importantes. Il y a beaucoup de différences entre la marche athlétique " olympique " et une épreuve comme celle-là. Un bon marcheur sur 20 ou 50km ne sera pas forcément bon sur une telle distance. Et réciproquement même si le Russe Alexei Rodionov (vainqueur en 2000 et plusieurs fois sur le podium) a été bon sur 50 bornes. Contrairement à un 20km ou à 50km où il n’y a que l’aspect performance pure, sur une telle distance, il y a plein de paramètres à gérer : le mental, l’alimentation, la préparation. Ce doit être très particulier de ne pas dormir pendant trois nuits. Techniquement, c’est aussi complètement différent. Les juges sont plus cléments car c’est impossible de demander à un participant d’attaquer jambe tendue pendant 500 kilomètres. Il y a peut-être aussi un temps de suspension mais ça reste très léger car ce ne sont pas des grandes vitesses. Dans quelques années, en fin de carrière, je m’essaierai d’abord sur un 200km. Et puis bien sûr, je voudrais faire au moins une fois Paris-Colmar. Sans chercher la performance, comme un défi personnel. "

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Désolé pour la brièveté de cette news, mais suis débordé... La semaine prochaine sera en théorie plus calme et donc plus productive sur ce blog...

Mise au point

Petite news aujourd'hui bicoz journées ultra chargées en ce moment...

Je commence par une petite mise au point. Lundi, j'ai reçu un coup de téléphone suite à l'écho paru sur le Grand Prix de triathlon de Beauvais. On me reprochait de vouloir "tuer les clubs de triathlon" (oui oui carrément) pour avoir essentiellement parlé dans le journal du forfait de Frédéric Belaubre et peu du vainqueur de la course, l'Anglais de Sartrouville Alistair Brownlee. En gros, on me demandait de parler des clubs et non des individus. Première erreur : je ne suis pas chargé de comm de la fédération de triathlon mais "journaliste." La FFtri a une attachée de presse qui fait très bien son travail. Moi, je suis censé essayer de trouver des choses susceptibles d'attirer l'attention du lecteur. Or, le seul triathlète un minimum connu par le lecteur lambda du journal, c'est Belaubre. Et encore ! De plus, Fred est triple champion d'Europe et il est légitime d'expliquer son forfait. Pour parler clairement, ces 2000 signes de triathlon lundi n'ont existé que par "l'état de santé" de Fred. C'était ça ou rien (la prochaine fois ce sera rien comme ça je serai peinard...et croyez-moi, ça ne dérangera personne). Enfin, la réalité du marché aujourd'hui est telle que les passionnés qui souhaitent avoir le résultat du Grand Prix n'attendent pas le lundi d'acheter L'Equipe pour savoir qui a gagné. Un clic sur Ipitos ou sur Onlinetri et hop, on a tout (mais pas l'explication du forfait de Fred). Alors à quoi bon le répéter le lendemain sur du papier ? Pour faire plaisir aux clubs ? Ce n'est pas mon métier, désolé.

BROWNLEE D'autre part, pour en revenir au Grand Prix, je comprends les clubs qui doivent justifier auprès de leurs sponsors l'intérêt de cette épreuve. Mais jusqu'à preuve du contraire, le triathlon est avant tout un sport individuel. En théorie, je ne devrais même pas parler du Grand Prix. Plutôt que de se plaindre, il faudrait juste à un moment regarder combien de sports individuels ont une trace de leur compétition par équipes dans le journal... ce serait peut-être aussi une bonne idée de sortir un peu du monde triathlétique pour se rendre compte de la réalité des choses. Et arrêter aussi de comparer le traitement médiatique du triathlon à celui d'autres sports d'une toute autre dimension comme cette fois le judo. Non, il n'y a pas que le triathlon dans le monde du sport. Oui, le triathlon est un sport mineur (il ne doit pas y avoir 1% de la population qui puisse citer 2 triathlètes) et au regard de sa notoriété, il est déjà largement traité dans L'Equipe (sans doute même trop au risque d'en choquer certains). Pour le moment...

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Cristiano-ronaldo Une opinion personnelle sur les transferts de foot jugés choquant par beaucoup. Ok, 94 millions d'euros pour Cristiano Ronaldo c'est énorme. Ok, la très médiatique "crise" rend pour certains ces transactions odieuses, indécentes et même peut-être écoeurantes. Mais tout ceci est du business avec la loi universelle de l'offre et de la demande. Ces sommes déboursées par les clubs génèrent aussi des revenus et une grosse activité économique. Et il faudrait être naïf pour penser que si ces sommes n'étaient pas allouées à ces transferts, elles seraient utilisées pour le "bien du monde". Et puis où placer le curseur de l'indécence ? Est-ce que 50 millions ce serait plus "respectable" ? A moins que ce ne soit 40 millions ou 30, ou 20... A partir de quand tombe -t-on dans le "trop" ? ...

Enfin, s'offusque-t-on autant quand un tableau de Picasso est vendu 95 millions de dollars ou quand un tableau Pollock part pour 140 millions de dollars (record) ? Les Van Gogh, Picasso, Klimt s'arrachent pour plus de 80 millions de dollars pour finir dans le salon voire même dans le coffre d'un collectionneur... Et là, personne n'en profite !

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En vrac

. Ne sachant pas si j'aurai le temps de vous rééecrire une tite news d'ici la fin de semaine, n'oubliez pas dimanche la finale de hockey sur gazon entre Saint-Germain-en-Laye et Lille. Le match aura lieu à Saint-Germain (au Camp des Loges), à 16 heures.

. Les marcheurs de Paris-Colmar s'élancent aujourd'hui de Neuilly-sur-Marne (un quart de page ce mercredi dans le journal - recyclage ici envisagé). Arrivée prévue samedi en Alsace. Au programme, près de 500 bornes. Bonne route à eux.

. Bravo à Kilian Jornett pour son record du GR20, en Corse. L'Espagnol a bouclé l'intégralité du sentier en 32h24' soit plus de 4 heures de moins que l'ancienne marque. J'aurais bien aimé en parler dans le journal mais la pagination est actuellement trop serrée. Mais je vais vite chercher une bonne fenêtre de tir pour parler du monsieur à la première occasion (je rappelle que je ne fais pas ce que je veux...).

. Merci à Gafy pour le lien sur la course "L'Infernale" (cf commentaires de la news précédente)... J'adore et forcément ça donne des idées...  

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Triathlon123 Emploi du temps compliqué oblige, un entraînement un peu à l'arrache. Gros plus du week-end, les deux sorties vélo. Près de 200 bornes en deux jours soit presque autant que sur les deux derniers mois... Mieux vaut tard que jamais... Après tout, le Tri du Lac des Sapins, ce n'est que dans 5 jours... L'avantage ce que je prends cette course comme une sortie longue de préparation. Je n'aurai pas le moindre scrupule à mettre la flèche après la première boucle de vélo (100km de vélo durs...) ou pendant la course à pied (20 km) si je vois que je laisse trop de jus. Car dans un mois il y a l'Ultra 6000D et là, mieux vaudra être frais. Ne pas se tromper d'objectif.

Vendredi

Course à pied : 1h45' (footing tranquillou)

Samedi

Vélo : 4h15 en Vallée de Chevreuse (Les Loges, Châteaufort, Boulay, Auffargis, 17 tournants, Villiers-le Bacle, Homme mort)

Dimanche

Vélo : 3h15 en Vallée de Chevreuse (Vacheresse, Châteaufort, Homme mort). En théorie, sortie avec le club... Mais je n'ai pu partager la balade avec mes collègues que durant 15' avant d'être un p'tit peu distancé dans la première bossette sans pouvoir jamais recoller... On ne m'y reprendra plus...

Lundi

Course à pied : 1 heure (I'm running in the rain...)

Triathlon : Pour tous les goûts

Voici l'article paru vendredi dernier dans L'Equipe en présentation des Championnats de France de triathlon de Belfort. L'idée des papiers consacrés aux "petits sports" étant désormais de pouvoir intéresser les lecteurs étrangers aux subtilités de la discipline, il s'agissait d'être le plus didactique possible.

C'est que pour les gens qui ne gravitent pas dans notre (tout) petit milieu, il est parfois bien difficile de s'y retrouver entre toutes nos appellations (sprint, CD, LD, Ironman, drafting, B, C etc). Or, pour espérer se développer, mieux vaut être le plus lisible possible. Et y a du boulot ! Car quand on m'explique le format envisagé pour l'étape de Grand Prix de Tours, je fais des bonds ! On nous a pondu une sorte de super sprint en plusieurs manches digne d'Intervilles (il ne manque que les vachettes). Je me dis que ce n'est pas gagné. Etre spectaculaire ok, mais à condition d'être compréhensible et ne pas dévier vers les Jeux du cirque. C'est-à-dire que le mec qui passe la ligne d'arrivée le premier soit le vainqueur par exemple et sur un format clairement identifié auquel le lecteur puisse s'habituer.

Imabge1 Question de taille

La multiplicité des formats de compétition pénalise parfois la lisibilité du triathlon. Décryptage.

Un sport de dingues ! Telle est l’image qui a longtemps collé à la peau du triathlon. Pourtant, l’essentiel de la pratique est aujourd’hui tourné vers des distances bien plus raisonnables qu’à son origine où l’on voyait parfois des athlètes franchir la ligne d’arrivée à quatre pattes. Ce week-end, à Belfort, adeptes des formats long et court se retrouveront pour les Championnats de France. L’occasion de confronter deux " familles " de pratiquants parfois très cloisonnées. Même s’il s’agit à la base du même sport requérant sensiblement les mêmes qualités (contrairement par exemple à l’athlétisme où le sprinteur de 100m est bien loin du champion du marathon), rares sont ceux qui brillent sur les deux tableaux à haut niveau. Difficile pour autant de définir une hiérarchie entre les deux pratiques. Analyse des spécificités de chacun des formats.

L’histoire

Même si ses origines historiques remontent aux années 20 sur des petuites distances, c’est à Hawaii, que l’on situe la vraie naissance de la discipline. Le 18 février 1978, est organisée une course de 3,9km de natation, de 179km de vélo et d’un marathon à pied. L’Ironman d’Hawaii est né. La discipline arrive ensuite en Europe avec le premier Triathlon de Nice, en 1982, toujours sur longue distance. Il faudra attendre 1989 pour voir le premier championnat du monde courte distance, à Avignon, remporté par l’Américain Mark Allen.

Trihawaii2006 L’esprit

À son origine, le triathlon se veut avant tout un sport individuel où toute aide extérieure est bannie. Sur les épreuves longue distance, il est ainsi interdit de rouler en peloton, dix mètres minimum devant séparer chaque cycliste. À la suite de l’intégration du triathlon aux Jeux Olympiques de Sydney, en 2000, la création de la Coupe du monde, en 1995, sur courte distance, a introduit les courses en peloton (le drafting) et favorise ainsi les nageurs-coureurs. Les bons nageurs, sortis aux avant-postes et donc dans le premier peloton, peuvent ainsi être moyens en vélo et se protéger, avant d’exploiter leurs qualités de coureur. Choquant au regard des puristes.

L’argent

Le vainqueur de chacune des sept Séries mondiales CD empoche 18 000 dollars (12 600 euros), contre 10 000 dollars (7 000 euros) pour celui du prochain Ironman de Nice (38 500 euros pour le champion du monde CD, contre 6 500 euros pour le même titre sur LD). Seule exception à l’avantage du long :l’Ironman d’Hawaii, avec un chèque de 110 000 dollars (78 000 euros) puis de grosses retombées sponsoring à son lauréat, contre seulement la moitié au champion du monde CD. En France, le court est en plus beaucoup plus rémunérateur grâce aux clubs. Il est aussi plus aisé de répéter les courses sur distance olympique, moins exigeantes.

Les qualités nécessaires

" Il n’y a pas d’énormes différences entre les deux formats, estime Pierre Houseaux, entraîneur national du groupe LD et entraîneur de Frédéric Belaubre sur le court. Les volumes horaires d’entraînement sont à peu près similaires. Mentalement, le long nécessite des qualités d’effort en solitaire et de guerrier. C’est un effort par rapport à soi alors que sur CD, c’est plus tactique par rapport aux autres. Certains s’orientent vers le long car ils ont une VMA (vitesse maximale aérobie) limitée et seront forcément limités à pied sur le court où il faut maintenant courir le 10km en moins de 30’. Mais ça ne veut pas dire qu’ils sont moins forts. Généralement, par le fait que les épreuves de longue distance se disputent en contre-la-montre en vélo, ceux du long sont meilleurs en vélo. "

Le prestige

Un titre olympique d’un Français sur CD, par la loupe médiatique offerte par les Jeux, amènerait une grosse exposition de la discipline pour le grand public. Infiniment plus en tout cas que les titres mondiaux LD obtenus récemment par Julien Loy (2007, 2008) ou, avant lui, par Cyrille Neveu (2002). En revanche, le milieu des pratiquants amateurs est beaucoup plus admiratif d’un Patrick Vernay, vainqueur de plusieurs Ironman.

12424123650 Les témoins

Julien Loy (33 ans, champion du monde longue distance 2007, 2008)

" Ces deux formats ne sont pas antagonistes mais plutôt complémentaires. Sur le CD, il y a le côté punchy et ludique et son accessibilité. Le long ne s’inscrit pas dans la même philosophie. Il entre dans un projet sur lequel on se projette sur une saison. Il est davantage question de régularité, de motivation et de dépassement de soi. Et dans notre société où on nous rend tout accessible, c’est intéressant. Difficile de choisir entre le titre olympique et une victoire à l’Ironman d’Hawaii. Par défaut, je dirai Hawaii pour son côté mythique mais sans son côté mercantile. Ou alors le titre olympique mais sans ce drafting que je bannis complètement car cela va à l’encontre de l’idée de mettre en valeur son potentiel sans aide extérieure. "

Frédéric Belaubre (29 ans, triple champion d'Europe courte distance)

« Sur un Ironman, faire 180km de vélo en solo à ces moyennes (40 km/h pour les meilleurs) puis courir un marathon en 2 h 45 ça me semblait complètement autre chose. Dans la mentalité et l’effort. Mais en m’entraînant avec des triathlètes qui préparent ce type de course, j’y ai aussi pris du plaisir. Ce n’est pas si surhumain que ça. Alors après Londres pourquoi pas m’y essayer en commençant par le 70.3 (format équivalent à un semi-Ironman). Quant au drafting, même si je trouve dommage qu’il n’y ait pas plus d’échappées à vélo et de scénarios de course, je ne suis pas là pour me poser la question de savoir si c’est bien ou pas. On doit surtout s’adapter et donc travailler à pied. » 

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En vrac

. Un mot de hockey sur gazon pour vous signaler ce week-end les demi-finales du Championnat de France masculin entre Saint-Gzermain-en-Laye et le Racing Club de France d'une part, et Montrouge face à Lille d'autre part. Matches aller samedi à 16h30 et matches retour dès le dimanche, à 15 heures. La finale aura lieu le 21 juin à Saint-Germain.

. Un peu de squash avec l'Open d'Alexandrie femmes. Camille Serme, notre n°2 française (n°34) mondiale) a réalisé une très belle perf en sortant en quart de finale l'Egyptienne Engy Kheirallah (n°22). Mercredi, en demi-finale, la jeune Camille (20 ans), a de nouveau brillé en se payant la Britannique Sarah Kippax (n°25). Elle affronte en finale ce jeudi, une autre Egyptienne Omneya Abdel Kawy, tête de série n°1 et n°7 planétaire.

IMG_4147 . Pour finir, une pensée plus personnelle pour Angie qui disputera dimanche son dernier match sous les couleurs des Chouettes d'Issy-les-Moulineaux, à l'occasion de la finale de la Coupe des Hauts-de-Seine. Arrivée au club il y a dix ans alors que le club était au plus bas niveau, elle y est depuis restée fidèle, participant à toute l'épopée qui a conduit les Isséennes à grimper jusque la D2 nationale la saison prochaine. Et, en ce qui la concerne, sans jamais prendre le melon ! Cette saison, Angie, avec son pied gauche magique, a ainsi oeuvré pour cette montée en D2 avant, blessure oblige, d'aller donner un coup de main à la réserve, elle aussi promue au niveau supérieure (DHR). En plus de jouer, Angie a encadré les mini-Chouettes tout au long de la saison. La vie conduit Angie en Gironde où elle évoluera encore en D2. Une page supplémentaire se tourne du côté d'Issy.

Angie, je suis heureux d'avoir croisé ta route et je te souhaite bonne route.  (toute l'épopée d'Angie à Issy sur le site du club : http://www.ffissy.net/article.php3?id_article=451) (j'associe à cette pensée Cédric Allain qui disputera dimanche son dernier match en tant que coach des filles de Colombes, adversaires d'Issy... Cédric est lui aussi un passionné (parfois un peu trop même ;)) un de ceux sans qui le sport 'd'en bas" ne pourrait exister)

Triathlon de Belfort

J'aime bien les journées comme ce dimanche. Des résultats électoraux qui me vont bien (très très bien même... et je ne suis pas écolo ;))) mais surtout bien évidemment la victoire de mon idole absolu, Roger Federer, the Genius. Ajoutez à cela deux jours bien sympa à Belfort à l'occasion des Championnats de France de triathlon courte et longue distances, et vous obtenez le cocktail parfait pour une très bon week-end... Ne manquait juste que le soleil...

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L3848665 Et voilà, ça y est, il l'a gagné son Roland-Garros mon Rodgeur. Quatorze titres du grand chelem au compteur (record de Sampras égalé), sixième joueur à s'imposer sur les quatre grands chelems (le deuxième de l'ère open après Dédé Agasssi, une autre de mes icones du sport), le Suisse est bien le plus grand joueur de tennis de l'Histoire. Et en plus d'être Roger le génie, il est aussi Roger la classe. Tout le monde est unanime pour souligner la classe de ce monsieur, sur et en dehors du court.

2662623172 L'exploit est fabuleux. Même les McEnroe, Sampras n'ont pu s'imposer à Paris. Mais au-delà du phénoménal palmarès de ce Monsieur, ce qui me fascine chez lui comme chez les plus grands des autres sports, c'est cette faculté à nous maintenir en permanence en haleine parce que l'on sait qu'à n'importe quel moment, il peut inventer et nous offrir un coup sorti d'ailleurs. C'est un Maradona, un Michael Jordan. M. Roger, merci pour tout, merci pour la part de rêve que vous nous apportez. Merci aussi de montrer que l'on peut rester un grand monsieur et "simple" même lorsque l'on est le meilleur. 
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On passe à Belfort. Alors là, je crie à l'imposture... Normalement, le triathlon est un sport fun que l'on pratique sous le soleil, avec plein de jeunes et jolies filles bien bronzées et peu vêtues sur la plage de départ... Bon, ok les jolies filles étaient bien là parmi les spectateurs mais emmitouflées dans des doudounes et la capuche enfoncée jusqu'aux oreilles. Même les pompoms (non non je ne ferai pas de commentaires sur les pompoms... ceux qui étaient sur place me comprendront) étaient souvent en pantalon ! C'était quoi cette pluie, ce vent et ce froid ? Il y a arnaque là ! C'est pas ça le triathlon... Pffff. Bref.

Pour le reste, ce fut bien sympa. C'est marrant, je ne traitais plus le triathlon depuis deux ou trois ans, mais en revenant sur le circuit j'ai l'impression que je n'ai jamais vraiment quitté ce petit monde. Content donc d'avoir croisé plein de gens comme Fabienne, Herminator, Denis, Philippe, la Triathlète Team, Eric, Bertrand, tous les cadres techniques de la fédé, les encadrements de quelques équipes (Beauvais, Boris, Philippe) et bien sûr M. Onlinetri, Thierry (ne te sens pas obligé de diffuser toutes les photos hein ;)))

Voici un petit commentaire sur chacune des courses.

Long Hommes : Quatre militaires dans le Top 5 avec l'or et le titre pour Sylvain Sudrie. Limité sur le court, Sylvain est passé cette saison sur le long. Outsider de la course, il a parfaitement su exploiter ses grandes qualités pour aller devancer Sébastien Berlier et Stéphane Poulat, lui aussi reconverti sur le long après une très belle carrière sur CD. Sylvain n'ayant que 27 ans, quelques belles années l'attendent sans doute sur son nouveau format. Un mot aussi pour féliciter Willy Lenoir, 104e (nous étions dans la même classe en Terminale au Lycée Pierre-Bayen de Châlons-sur-Marne et le monde étant parait-il petit, on se croise de temps à autre sur des triathlons alors que nous avons tous les deux quitté la Marne).

Belfort_pelletier_arrivee Long Femmes : La tenante du titre Christel Robin ayant bâché après le vélo, la route était largement dégagée pour Delphine Pelletier qui décroche son huitième maillot bleu-blanc-rouge (3 en juniors, 3 sur le court et son deuxième sur le long). Avec plus de vingt minutes d'avance à pied, Delphine, membre du club des Chouchoutes, a dû trouver le temps bien long sur les 30 bornes. Bravo à elle.

ARRIVEE CD Femmes : Comme prévu, Jessica Harrison n'a pas laissé le moindre suspense et fort logiquement, elle devance Carole Péon. C'est le premier titre de Jess. Bravo à elle. Charlotte Morel, troisième prend le titre Espoirs. Et puis un grand bravo à Delphine Py-Bilot, l'une de mes Chouchoutes depuis bien longtemps, qui a pleinement justifié sa citation dans L'Equipe parmi les principales engagées de la course. Tu vois Delphine que j'avais raison ;) Bravo à toi !

Et j'en profite pour saluer Bernard, le papa de Delphine, rencontré par le plus grand des hasards au ravitaillement d'après course, dimanche.  Bernard, tant pis pour le titre de champion de France V6... Il vous reste le titre européen... Bonne chance pour Holten ;)

Sur cette course, pas bravo en revanche au "protocole" qui a lancé le podium alors qu'un appel était en cours et qui a donc offert au public un mauvais podium puisque Carole Péon, un premier temps déclassée pour une petite erreur de parcours sans conséquence, a ensuite été fort logiquement reclassée. Il suffisait d'attendre 15' pour ne pas avoir ensuite à aller récupérer la médaille de bronze attribuée à Jeanne Collonge pour la redonner à Charlotte Morel qui elle, devait rendre son argent à Carole... Et quand j'entends des responsables dire "bah oui mais en Formule 1, on n'attend pas les appels", je me dis que la situation est grave parce quand un "petit sport" se prend pour un grand, eh bien c'est toujours la cata à l'arrivée...

ARRIVEE_VIDAL CD Hommes : Seule course où je n'avais pas pronostiqué le bon vainqueur avant le départ. Meilleur Français depuis quelques mois, Laurent Vidal a confirmé son statut en allant chercher son premier titre seniors. En patron. Malgré une chute en vélo, le membre du Lagardère Paris Racing a trouvé les forces de revenir puis de partir dès les premiers hectomètres à pied laissant à distance les deux triathlètes de Poissy Tony Moulai et Greg Rouault (mon pronostic) et son coéquipier David Hauss. Un beau vainqueur. (Laurent et David, le repas de samedi soir fut très sympa, content de mieux vous connaître)

Photos issues du site de Triathlète (www.triathlete.fr)

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Alors pour commencer le récit de la course Open (la mienne) un IMMENSE MERCI à tous les bénévoles fort nombreux à toutes les intersections sur le parcours vélo et qui, malgré les seaux d'eau pris sur la tronche toute la matinée, n'ont jamais été avares de mots d'encouragement. Merci à eux !

A l'inverse, carton rouge à la Préfecture du Territoire de Belfort qui a refusé de couper quelques routes le temps des épreuves pour cause d'élections. Entre quelques bulletins de vote et le risque d'accidents graves (ce qui aurait très bien pu se passer notamment dans les courses Elite à certains endroits du parcours très dangereux), visiblement M. le Préfet avait choisi...

Ma course. Une natation ordinaire en 27'23'' à peu près à mon niveau habituel. Petite baston au début mais on aime ça (sinon ça ne serait pas du triathlon) mais parcours bien tracé qui permet de nager proprement. La transition toujours aussi pourrie terminée, en route pour le vélo.

12052426750 Finalement, sur un CD, ce sont les 40 derniers kilomètres de vélo qui me posent des problèmes (quoi ? il n'y a que 40 bornes sur un CD... ben oui c'est bien ce que je dis...). Quand en plus il tombe des cordes et que ça caille et glisse dans les descentes... j'adore... Heureusement, le parcours n'était pas très difficile. Quelques bosses certes mais pas de gros pourcentage et jamais plus de deux bornes de montée... Pour un cycliste moyen, un parcours finalement assez roulant... Quant à moi, j'ai quand même eu la satisfaction de doubler deux personnes... Bon ok, deux féminines, mais c'est toujours mieux que rien... Une deuxième transition toute pourrie (avec un temps fou pour faire mes lacets avec les doigts gelés ... oui je sais, en théorie, on n'a pas ses lacets à faire quand on fait du tri... mais suis un boulet) et me voilà repartie (ayant oublié de retirer le maillot cycliste que j'avais mis pour le vélo, je suis même reparti à pied avec ma pompe dans le dos... bah oui, suis un boulet, je vous ai dit!). Restait donc à finir avec les 10km à pied. Pas de surprise chronométrique avec mon classique 12 à l'heure (arrêt pipi compris) mais mauvaise surprise au niveau des pieds avec le manque d'habitude de courir sans chaussette et à l'arrivée des pieds en sang arrachés de partout (le surplus d'éosine du Marathon des Sables est ressorti). et un temps final de 2h46'56'' (ça fait bien longtemps que je n'avais pas fait un effort aussi "court"...). Pas grave. Au final, une matinée bien arrosée mais qui m'a bien amusé. Une matinée qui m'a surtout confirmé qu'il me manquait beaucoup beaucoup de bornes à vélo et qu'il est fort peu probable que je m'aligne au Tri du Lac des sapins dans deux semaines où le parcours vélo sera d'un tout autre calibre.

Ma course en chiffres.- Natation : 27'23''. T1 : 2'47''. Vélo : 1h23'43''. T2 : 2'40''. Course : 50'20''. Temps total : 2h46'56''. Classement : 261. Classés : 291. Partants : 309. 

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En vrac

40436039_p . Un grand bravo à Nono, alias Arnaud Jouanjean, nouveau champion du monde CD du Meudon Triathlon. Samedi, plus de 30 Meudonnais participaient en effet au CD de Jumièges, en Normandie. Copsté, tenant du titre étant absent, Nono, 16e au scratch lui a subtiliser la couronne, Ben (Pierre-Yves Provost), Zarma (François Dubuc) complétant le podium.  Bravo aussi à Pépette (Mélanie Batt)  bien évidemment championne du monde du club et qui s'offre en plus la 3e place du podium féminin. Et d'une façon plus générale, bravo à tous les Meudonnais et en particulier à ceux qui disputaient leur premier CD...

. Avec un doublé, Camille Abily a grandement participé au succès des Los Angeles Sol face au Washington Freedom de Sonia Bompastor, seule buteuse de son équipe (3-1) dans le championnat professionnel américain de football au féminin. Les deux Françaises continuent d'aligner les bonnes performances. Los Angeles avec dans ses rangs, outre Camille, la Brésilienne Marta, meilleure joueuse de la planète, occupe la tête de la Ligue.

C'est pas la taille qui compte

Roger !! Roger !! Roger !!!!!! Allez Rodgeur, on lâche rien hein... Mangé tout cru le p'tit Monfils... Au tour de Jean-Martin de La Poutre alias Juan-Martin Del Potro... Enfin j'espère même si je crains que l'Argentin soit d'une autre consistance que le Français...

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Après de nombreux rebondissements et quelques prises de têtes (oui oui au pluriel... vous n'imaginez pas une seconde ce qu'il faut faire et encaisser pour défendre le triathlon...), direction donc Belfort pour les Championnats de France de triathlon longue et courte distances. A cette occasion, vous devriez avoir un quart de page consacré à un petit "comparatif" entre les deux formats dans le journal de ce vendredi. Enfin j'espère...

L'idée n'est évidemment pas de dire que l'un est meilleur que l'autre. Selon nos sensibilités, on a forcément plus d'affinités avec l'un que l'autre. Perso, vous vous doutez bien que le long est davantage ma tasse de thé. Mais pas question une seule seconde de considérer l'Ironman ou le long comme le "vrai" triathlon. Les efforts nécessaires pour performer au plus haut niveau sont tout aussi gigantesques sur le court que sur le long.

Id_1384_2009DextroEnergyTriathlonITUWorldChampionshipSeriesMadrid2009053120090531_15478 Après avoir appelé pas mal de personnes, on s'aperçoit que le nerf de la guéguerre entre les deux familles se résume surtout en un mot : drafting. Pour les non initiés, le drafting c'est la possibilité de rouler en peloton et donc de se protéger bien au chaud, à l'abris du vent par exemple et d'attendre trankillou la course à pied pour envoyer les watts. ce drafting se retrouve sur les épreuves de courte distance. Mais que ce soit Julien Loy, double champion du monde LD, Frédéric Belaubre, triple champion d'Europe CD, Yves Cordier, cinq fois vainqueur d'Embrun, tous s'accordent sur la complémentarité des deux formats, partant du principe qu'il en faut pour tout le monde.  

Id_1384_2009DextroEnergyTriathlonITUWorldChampionshipSeriesMadrid2009053120090531_15457 NL-Trimag-27_03 En ce qui concerne les France, les paris sont ouverts. On commence par les filles. Sur le court, Jess Harrison a réalisé une telle démonstration dimanche dernier à Madrid (3e), qu'elle semble difficile à aller chercher. La densité des filles étant évidemment moindre dans un championnat de France que sur une Série mondiale, Carole Péon aura évidemment son mot à dire puisqu'elle devrait pouvoir compenser son retard en natation et pouvoir partir à pied en même temps que Jess. Sur le long, également samedi, peu de concurrentes. Perso, je glisse une tite pièce sur la Niçoise Christel Robin devant Delphine Pelletier.

Chez les mecs, difficile de définir des favoris. Sur le court (dimanche), ça va chauffer entre Laurent Vidal, Tony Moulai et allez, je prends le pari Greg Rouault. Sur le long, là encore pas mal de clients avec les habitués comme Stephan Bignet, Charly Loisel ou Gilles Reboul et un nouveau venu sur ce format, Stéphane Poulat. Double champion du monde LD, Julien Loy m'a confié ne pas être très optimiste suite à des gros problèmes de santé dans sa préparation. "Je sais ce qu'il faut pour être prêt et là, je suis loin du compte", m'a t'il raconté. A suivre.

Madridphotofinish Et tant que je suis dans le triathlon, je vous signale la sortie de la nouvelle formule de Trimag. Je n'ai strictement aucun intérêt dans ce mensuel, mais quand les choses sont bien faites il faut le dire et c'est le cas je trouve de cette nouvelle formule (et pas seulement pour sa une plutôt... séduisante).

En photo, voici extraite de www.triathlon.org, la photo-finish de la course féminine de Madrid. 0''03 de différence entre la Néo-zélandaise Andrea Hewitt, victorieuse, et la Suédoise Lisa Norden. Imaginez cette arrivée lors de la course olympique. Trois centièmes de seconde, soit rien, et un destin peut basculer...

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Triathlon123 Un petit point sur la suite de la saison... ça y est, je me suis décidé pour La Plagne... Je me suis finalement inscrit sur... l'Ultra 6000D et ses 110 bornes. Le Merell et surtout les courbatures qui avaient suivi m'avaient un peu fait hésiter sur la nature et la faisabilité du défi. Après quelques jours de réflexion, je n'ai évidemment pas pu résister et je m'élancerai donc sur le grand format... L'inscription est lancée. Mais d'ici là, je vais vite acheter des bâtons pour tenter d'alléger un peu les descentes. Très franchement, ça va être chaud... Les barrières horaires ne laissent pas trop le temps de lézarder (26 heures, temps maxi autorisé) mais le décor, au coeur du Parc de La Vannoise s'annonce grandiose. Alors let's go... même pas peur !

D'ici là, deux rendez-vous triathlon avec dès dimanche le CD de Belfort et le 21 juin le LD du lac des sapins... Vu le peu de vélo que j'ai au compteur, les journées vont sans doute paraître très longues...

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19085843 19100518 Côté ciné enfin, deux films ces derniers jours avec "Looking for Eric" et "Etreintes Brisées". Evidemment avec Ken Loach et Pedro Almodovar aux manettes, le risque est limité. Bonne pioche donc pour les deux films.

Dans "Looking for Eric", mention spéciale pour l'acteur Steve Evets, absolument formidable. Parfois drôle mais surtout très touchant dans ce rôle de père complètement paumé avec deux ados à gérer et qui va trouver un guide en Eric Cantona, son idole. Cantona justement. Je n'ai jamais été un fan du joueur mais j'avoue que dans ce film il m'a bien plu. Quant à "Etreintes Brisées", je sais ce n'est pas un scoop, mais dieu que Penélope Cruz est belle.... Belle, fascinante, touchante, bouleversante etc etc... Et d'un point de vue technique, du grand cinéma avec Almodovar. Les plans, la photo, les cadrages, la mise en scène, tout est soigné, précis et intelligent.

Triathlon à Madrid : Bravo Jess !

Après La Baule il y a deux semaines, le Cantal la semaine dernière, de retour de Madrid où se disputait une manche du Championnat du monde de triathlon. D'un point de vue purement touristique, je ne reviens pas emballé, la capitale espagnole est sympa certes mais je trouve loin, très loin même, du charme de Paris ou... de Rome (ville choisie au hasard bien sûr...). Bon, je n'étais pas là non plus pour faire du tourisme.

Un merci d'abord à toute l'équipe de France, athlètes of course et encadrement, avec qui j'ai passé un très bon week-end. En espérant renouveler ces reportages le plus souvent possible...

Un petit mot au passage sur la couverture médiatique. Ce lundi matin, une dizaine de lignes à peine et une photo dans As et Marca, les deux quotidiens sportifs majeurs, soit beaucoup moins que dans L'Equipe. Il y a quelques années lorque j'avais couvert les Championnats du monde à Ibiza et à Madère, la France était le seul pays représenté en salle de presse en dehors des locaux of course. Les gens se plaignent toujours, mais franchement, on est loin d'être les plus mal lôtis au niveau de la couverture médiatique d'un sport qui, dois-je le rappeler, reste un sport "mineur".

31052009212 Dans cette news, trois histoires de sport pour le prix d'une. Trop bien ! Sachant que sur ce blog, vous êtes majoritairement de la "famille" triathlon, vous vous pencherez sans doute sur les papiers consacré à Laurent Vidal et Jess harrison. Mais si je peux me permettre, ne zappez pas le papier de dada. Vous y apprendrez sans doute pas mal de choses sur les enjeux économiques d'un cheval... Le chiffre (1500 euros la saillie) a par exemple beaucoup fait parler en conf (sans doute des envieux...).

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31052009215b Quoi retenir des deux courses espagnoles ? D'abord et évidemment la troisième place de Jessica Harrison. Bravo Jess ! Et puis derrière Jess, il y a aussi carole Péon. Après avoir un peu trop prolongé la baignade et dû se bagarrer pour tenir dans le paquet des poursuivantes en vélo, Carole a sorti une très belle course à pied pour aller chercher la 11e place. Le jour où elle parviendra à sortir de l'eau suffisamment bien pour choper le premier paquet, ça devrait sourire.

31052009219 Du côté des garçons, le temps fort fut la démonstration de l'Anglais Alistair Brownlee. Ce jeune homme n'a que 21 ans mais il est d'ores et déjà annoncé par beaucoup comme l'homme à battre dans trois ans lors des Jeux de Londres.

Id_3385_2009DextroEnergyTriathlonITUWorldChampionshipSeriesMadridEliteMen20090531_15405 Champion du monde juniors, champion du monde espoirs, il a remporté sa première "coupe du monde" en mettant une minasse d'entrée de course à pied, laissant notamment l'Espagnol Gomez sur place. Côté français, David Hauss fut le seul à s'inviter dans le peloton des leaders à la sortie de l'eau. Malgré une course à pied difficile, il entre dans le top 15 et réussit un bon retour sur le circuit majeur après une dernière saison en retrait. Laurent Vidal et Tony Moulai ont eux été piégés dès la sortie de l'eau et n'ont pu se mêler à la lutte. Vidal réussit néanmoins à aller chercher la 13e place.

Voici la version originelle du papier sur Laurent (et non pas celle parue dans le journal, considérablement rabotée...)

Image2 La belle santé de Vidal

Numéro 5 mondial, Laurent Vidal, vingt-cinq ans, s’impose comme le nouveau leader tricolore.

MADRID – de notre envoyé spécial,

Show brûlant ! La deuxième étape du Championnat du monde, aujourd’hui à Madrid, s’annonce des plus explosives. Et pas seulement par la température qui règne sur la Casa de Campo, le grand parc à proximité du Palais royal. Avec le retour du champion olympique allemand Jan Frodeno et bien sûr, le héros local, l’Espagnol Javier Gomez, champion du monde 2008, la densité du plateau est affolante.

Et parmi cette liste de départ digne d’une épreuve olympique, Laurent Vidal figure en bonne place. En l’absence de Frédéric Belaubre blessé à une épaule, le sociétaire du Lagardère Paris-Racing sera avec Tony Moulai, de retour lui aussi sur la scène internationale, la principale chance tricolore. " Il y a cinq ans, je courais encore les triathlons de ma région, à Sète ou Valence, confie Vidal. Il y en a eu du chemin parcouru depuis mon premier triathlon, en 1994 à Sète où ma mère m’avait loué un VTT dont je ne savais pas passer les vitesses… "

Lors de la première série mondiale il y a quatre semaines à Tongyeong, en Corée du Sud, une fois le vélo posé, Vidal mena même le train entouré de tout ce qui se fait de mieux sur la planète avec les Kahlefeldt (AUS), Docherty (NZL) ou encore Gemmel (NZL). Huitième, il lui manqua juste quelques hectomètres pour se rapprocher du bouquet. Vainqueur dimanche dernier à Dunkerque de la première manche du Grand Prix national, Vidal s’affiche donc comme le nouveau leader de la discipline. " Etre n°1 français, c’est bien mais ce n’est pas mon objectif, avance-t-il. Je ne veux pas m’arrêter là. L’an dernier, je termine la saison n°5 du ranking. Ok, c’est super puisqu’aucun Français n’avait jamais réussi ça. Mais ça veut aussi dire qu’il en reste quatre devant. "

Parti s’entraîner tout l’hiver en Nouvelle-Zélande, à Christchurch, dans le groupe de sa petite amie Andrea Hewitt (huitième des Jeux olympiques et championne du monde espoirs 2005), le caporal de l’Armée de Terre est revenu avec de grosses ambitions. Mais toujours fidèle à sa philosophie. " Le sport doit être au service de la vie, martèle-t-il. Je me sens parfois un peu atypique car j’estime que le sport doit toujours rester à sa place. Même si c’est mon métier et que j’essaie donc de le faire de la façon la plus professionnelle possible, ce n’est QUE du sport. Ce n’est pas la chose essentielle dans ma vie. Ma priorité, c’est d’être heureux. J’ai la chance de ne pas me fixer de limites. Ce que je vis au quotidien, c’est mon chemin de joie. Je cours dessus et je verrai bien où ça me mènera. " Sans doute du côté de Londres 2012 pour s’offrir une occasion d’effacer la frustration d’un premier rendez-vous olympique manqué à Pékin (36e). Condamné à multiplier les courses pour courir après les points qualificatifs perdus en raison d’une mononucléose contractée en 2006, Vidal n’était pas arrivé en Chine dans les meilleures conditions. " C’est la seule course que j’ai foirée depuis mars 2007 et je l’ai toujours en travers de la gorge, confie-t-il. Certains ont pensé que j’avais mal géré la pression. A tort. Une course ne me stresse pas, je n’y joue pas ma vie. Cet échec est plutôt dû au manque d’expérience dans la gestion de la saison et surtout de la préparation terminale. Si je vais à Londres, je n’irai pas pour une performance mais bien pour une médaille. En Corée, j’ai sorti la meilleure course à pied de ma carrière mais je suis encore à vingt secondes derrière les meilleurs. Je vais travailler pour gagner ces secondes. Il me reste trois ans pour construire tout ça. "

Et le papier paru ce lundi sur Jess dans sa version elle aussi originelle :

Image3 Harrison, des atouts dans la Manche

Troisième hier à Madrid, la Française d’origine britannique s’installe, à 31

ans, parmi les meilleures mondiales.

MADRID - de notre envoyé spécial,

C’est l’heure des bisous dans l’aire d’arrivée de la course féminine. Il y a ceux de Laurent Vidal à sa petite amie néo-zélandaise Andrea Hewitt, licenciée à Beauvais et victorieuse, à vingt-sept ans de sa seconde épreuve de niveau mondial. Et puis il y a bien sûr ceux destinés à Jessica Harrison, trente et un an, troisième au terme d’une très belle course toujours menée aux avant-postes.

Déjà à cette place en septembre dernier à Lorient, la sociétaire de Poissy monte donc sur le podium pour la seconde fois de sa carrière. En plus du résultat, Harrison, longtemps réputée pour être en retrait à pied, peut se réjouir de la manière. " J’ai trop longtemps écouté ceux qui disaient : ‘’Harrison n’est pas une coureuse’’, confie-t-elle. Quand le sprint est parti, je me suis dit : allez, tu peux y aller. Tout ça c’est dans la tête. Pourquoi se contenter de la cinquième place parce que nous sommes cinq dans le sprint ? J’ai mis du temps à comprendre et intégrer ça. "

31052009201 Arrivée près de Perpignan en 1999, Harrison n’est plus repartie dans son pays que pour les vacances. " Je me sens autant anglaise que française, explique-t-elle. Chez nous on dit : ‘’tu peux enlever une fille à l’Angleterre mais tu ne peux pas enlever l’Angleterre à une fille’’. Je reste donc la fille d’Oxford. Mais je me sens chez moi en France et j’adore la culture française. "

Id_3384_2009DextroEnergyTriathlonITUWorldChampionshipSeriesMadridEliteWomen20090531_15385 Bonne triathlète dans ses années britanniques, là voilà désormais passée au niveau supérieur. Après deux étapes de cette série mondiale qui déterminera la championne du monde en septembre en Australie, Harrison pointe même au second rang. " Le gros déclic est arrivé en 2005 quand j’ai entamé les démarches de naturalisation pour courir pour la France, analyse la douzième des derniers J.O. Jusqu’alors j’avais surtout vécu sur mon talent. Mais ça ne suffit pas. Je me suis dit qu’il me restait une ou deux olympiades. Alors soit je rentrais en Angleterre et je me trouvais un taf comme les copines, soit je me consacrais à fond au triathlon. " La seconde option fut évidemment privilégiée. Sous la coupe de Stéphanie Gros au pole France de Montpellier, " Jess " s’est installée comme la meilleure tricolore. " Je me mets moins de barrières, estime-t-elle. Avec l’entraînement j’ai pris confiance. Steph m’a apporté la rigueur qu’il me manquait quand je m’entraînais un peu seule. J’ai trente et un ans, et c’est maintenant ou jamais. Alors comme me le répète souvent Steph : c’est fini la pignole ! "- P.G.-B.

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Image1 La grandeur de Lamm

Annoncé comme un futur crack, Lamm de Fétan, monté par Thimothée Anciaume, est au coeur de gros enjeux sportifs mais aussi économiques.

" Je peux parier que Lamm de Fétan gagnera un jour un championnat ou quelques chose de très gros. " Le pronostique est celui d’Eric Lamaze, le champion olympique en titre, consultant de luxe d’Equidia lors du Jumping International de France de La Baule à qui l’on demandait quel cheval il choisirait parmi tous les engagés de la Coupe des Nations. " C’est un cheval exceptionnel, avait poursuivi le Canadien au micro de Céline Gualde. Dans tous les concours il est toujours régulier, très relax avec un talent splendide. Et Thimothée fait du très bon travail avec. "

D’abord monté par Reynald Angot puis depuis deux ans piloté par Thimothée Anciaume, l’étalon de seulement dix ans sera l’un des atouts de l’équipe de France, aujourd’hui, dans la Coupe des Nations de Rome, deuxième étape de la Meydan FEI Nations Cup.

Né dans le Morbihan chez Erwan Robin, puis propriété du Haras des M de la famille Mars à Aunou-le-Faucon (Orne) depuis ses trois ans, Lamm a très vite vu sa cote grimper. Champion de France des sept ans en 2006, il est présenté depuis plusieurs années comme le futur crack de la France. Comme souvent dans le monde des sports équestres, l’enjeu économique d’un tel cheval est également au premier plan. " Nous l’avons acheté à un prix raisonnable (généralement entre 20000 et 50 000 euros pour un trois ans de qualité), se souvient Grégory Mars, le patron de ce haras. A cet âge, on achète surtout de l’espoir. C’est un peu un pari. Un cheval acheté 100 000 euros peut devenir un champion et un autre de 300 000 euros peut finir dans un club (le record en France pour un trois ans dans une vente aux enchères est de 600 000 euros). "

Le destin de Lamm de Fétan semble davantage orienté vers le premier scénario. En plus d’écumer les terrains de concours, Lamm de Fétan se consacre à sa mission de reproducteur (voir par ailleurs), assurant de substantiels revenus à ses propriétaires. Substantiels mais aussi très fragiles. Une colique (fréquente et souvent fatale chez les chevaux), une chute sur un concours et ce capital peut disparaître du jour au lendemain. De quoi se poser quelques questions quand des acheteurs viennent frapper à la porte, le carnet de chèque à la main. " Depuis ses cinq ans, nous avons reçu beaucoup d’offres, confirme Mars. Souvent déraisonnables. Et quand un cheval n’est a priori pas à vendre, les gens sont davantage généreux et les prix flambent. " Si la discrétion est de mise dès que l’on parle argent, on peut toutefois estimer ces offres à un minimum de trois à quatre millions d’euros, quelques millionnaires américains pouvant même sans doute en proposer près du double pour offrir un crack à leur progéniture en quête du cheval susceptible de les faire briller sur les concours. Alors pourquoi refuser de telles offres ? " Peut-être par bêtise, sourit le propriétaire. On a beaucoup réfléchi, posément et on a pris la décision de le garder car dans un élevage on a besoin d’avoir un élément phare, un beau cheval dans la vitrine. Et puis posséder un tel élément est une fierté. C’est aussi un mélange avec de la pression, des angoisses, mais aussi de la joie et des grands moments de plaisir. "

Ce plaisir, le pilote en est le premier à en profiter. " Monter un tel cheval est une opportunité dont rêve chaque cavalier… même le champion olympique visiblement, confie Anciaume. Il a la force, le respect, le mental et l’intelligence de la barre en sachant se placer au bon endroit. Il est très classique à monter, sans truc ni gros défaut. J’ai vraiment conscience d’avoir un cheval fantastique sous les fesses, l’un des meilleurs. Mais je ne me mets pas davantage de pression. " Car là aussi, tout peut s’arrêter du jour au lendemain si un jour le propriétaire succombe à une offre " irrésistible. ". " C’est la règle du jeu, estime Anciaume. Le plus important est d’avoir une relation de confiance avec ses propriétaires et c’est le cas. Nous avons un plan de route. " Un plan qui devrait mener le couple vers les prochaines grandes échéances à commencer par les Championnats d’Europe de Windsor, fin août, où il sera peut-être temps de se souvenir de la prédiction du champion olympique.

1500 euros la saillie ! Cet hiver, l’étalon en a réalisé près de 150. En France, Diamant de Semilly, fils du Tot de Sémilly (le grand-père maternel de Lamm), au haras de Couvains de la famille Levallois, est l’actuel meilleur reproducteur français avec 400 saillies annuelles à 3000 euros.

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En vrac

. Thierry Lincou est le nouveau champion d'Europe de squash. Samedi, il a conquis son premier titre continental en profitant en finale de l'abandon de Greg Gaultier dans le deuxième jeu. Chez les filles Isa Stoehr prend la quatrième place d'un tournoi remporté par l'Australienne naturalisée Néerlandaise Rachael Grinham.

ET puis surtout, ne pas oublier... Alllllllleeeeeeeeeeezzzzzzzzz Rodgeurrrrrrrrrrrr ! C'est maintenant !!!


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